Une vidéo du blog MemoireVive filmée avec un iPhone 4.
Nathalie Kosciusko-Morizet répond à Natacha Quester-Séméon à la sortie de la table ronde “Quand l’écran brouille les images” à l’Université d’été 2010 du MEDEF. La ministre incite les PME innovantes à déposer des dossiers pour le volet numérique du “Grand Emprunt” et pour renforcer leur position, à s’appuyer sur des consortiums incluant plusieurs partenaires.
Since 2005 MemoireVive.TV is making videos using phones only. In 2010 we upgraded our gear with an iPhone 4 filming in HD (720p) and a professional audio setup pluged to the iPhone using a custom cable.
This video was shot using an iPhone 4, edited and jingles added in iMovie for iPhone… A 100% phone made production!
Depuis 2005 MemoireVive.tv réalise toutes ses vidéos avec des téléphones mobiles. Cette vidéo en est un exemple. Aujourd’hui en HD (720p) grâce à l’iPhone 4, le dispositif présenté ici se compose d’une poignée qui permet l’ajout d’un objectif, d’un projecteur, de l’attacher à un pied pour caméra. Pour la partie audio, nous avons des micros HF sans fil (micros cravate et main) reliés à un enregistreur numérique, qui permet de contrôler les niveaux et d’ajouter un compresseur. Cet enregistreur est directement relié à l’iPhone 4 avec un câble spécial. Le tout nous permet de réaliser des vidéos en différé, ou en live, d’une qualité sans précédent sur mobile, sans montage vidéo ou sonore.
La séquence a été éditée et les jingles ajoutés sur le téléphone lui-même avec iMovie pour iPhone… Une production 100% mobile !
Les deux responsables de la campagne Web de Barack Obama Joe Rospars (directeur des nouveaux médias pour la campagne de Barack Obama en 2008 et fondateur de Blue State digital), Sam Graham-Felsen (blogueur en chef, responsable des blogs pour Barack Obama en 2008).
Ces deux brillants et sympathiques “digital strategists” ont présenté leur expérience très performante acquise lors de la campagne d’Obama en 2008, lors d’une visite à Paris les 2, 3 et 4 juin. Ils baignent dans le numérique comme des poissons dans l’eau et leur méthode semble si simple qu’elle en est redoutablement efficace. Ils ont bien saisis la perception des supporters d’Obama et su jouer avec la relation qui les lient. En créant ce sentiment d’appartenance au mouvement, les supporters sont devenus des courroies de transmission.
Leur système repose aussi sur une incroyable base de données constituée du regroupement de plusieurs fichiers permettant de cibler les citoyens et leur opinion, lors des porte-à-porte. Le but de cette campagne en ligne était de mobiliser sur le terrain. Cette méthode, reposant sur une super base de données, ne pourrait donc s’appliquer en France (fort heureusement). Ce qui est intéressant, c’est que tout comme Howard Dean (auquel nous avions posé la question il y a un an) Joe Rospars et Sam Graham-Felsen ne comprennent quand on les interroge sur l’éthique et les données personnelles. Cela ne fait visiblement pas partie de leur culture.
L’exposé sur le storytelling était aussi pertinent, ce concept qui a tellement fait école depuis. Raconter des histoires émouvantes, transmettre des témoignages auxquels on puisse s’identifier, la téléréalité est passée par là et les communicants en intègrent peu à peu certaines techniques.
Le tour de passe-passe de génie et le point clé dans cette campagne marketing (et de marketing viral) est que le “produit” ce n’était pas le candidat Obama, mais autre chose. Une valeur plus universelle et, par-là même plus floue : le changement. Ici point de politique américano-américaine ou anti McCain, non. Le vote Obama était “le vote du changement”. Un bon moyen pour que chacun se retrouve dans la campagne des Démocrates.
Ce qui a été aussi nouveau dans la campagne d’Obama, c’est l’utilisation des communautés et la compréhension de leur puissance, additionnée aux moyens traditionnels. Facebook, twitter et surtout YouTube : sur la durée, les vidéos produites et mises en ligne pour la campagne totalisent plus de 1,7 milliards de vues ! Toute cette success-story est fascinante. Pourtant, un jour, forcément, ces mêmes techniques virales et de marketing personnel seront utilisées par tous les camps y compris un(e) candidat(e) inquiétant(e) et populiste. Et dans l’air du temps réel, les programmes reculeront encore plus face à la puissance de l’image.
Bruno Racine, Président de la Bibliothèque nationale de France, nous présente en quelques mot le Labo BnF.
Le Labo BnF ouvre ses portes aujourd’hui (jeudi 3 juin) à la Bibliothèque François Mitterrand à Paris. Cet espace d’expérimentation permanent permet au grand public d’essayer plusieurs modèles de livres électroniques (ebooks), un mur interactif multi-touch, des robots, etc.
Premier lieu en Europe à présenter : le mur interactif multi-touch (souvenez-vous de cette vidéo Perceptive Pixel qui a beaucoup buzzé en 2007). Ce grand écran fascinant à la “minority report” ou iPad géant, offre de naviguer dans de superbes documents extraits du catalogue Gallica qui peuvent s’agrandir avec les doigts jusqu’au format taille humaine. La vie autour de cet espace innovant à la BnF s’annonce passionnante.
A la BnF, la littérature et le numérique ne sont pas fâchés. Le Labo BnF sur Twitter.
A voir aussi l’interview avec Gonzague Saint-Bris fasciné par le mur multi-touch (photo Gonzague naviguant dans un manuscrit de Casanova).
“L’internet à apporté au 21e siècle ce que l’imprimerie à apporté à la renaissance”.
Quelques questions posées à Gonzague Saint Bris (écrivain et journaliste).
Le Labo BnF ouvre ses portes aujourd’hui à la Bibliothèque François Mitterrand à Paris. Cet espace d’expérimentation permet au grand public d’essayer plusieurs modèles de livres électroniques (ebooks), un mur interactif multi-touch, des robots, etc.
Lors de la conférence sur “Les nouvelles formes de journalisme” organisée par Fondapol à l’Ecole supérieure de journalisme de Lille (samedi 29 mai 2010), nous avons fait une démo live sur MemoireVive avec sachaqs. Il y a eu quelques soucis de connexion avec le WiFI, le début n’a pas été enregistré sur uStream et il faut tendre l’oreille pour entendre Dominique Reynié et Emmanuel Vendamme.
Voici le résultat de cette démonstration réelle avec notre équipement (iPhone augmenté) :
Les Participants de la conférence : Dominique Reynié (@dominiquereynie), Emmanuel Vandamme (@evandamme), Natacha Quester-Séméon (@natachaqs) et David Abiker (@davidabiker) avec la participation de Sacha Quester-Séméon (@sachaqs).
Sur Twitter, les commentaires ont participé au débat (voir ici), ils étaient affichés sur grand écran.
La conférence sera intégralement disponible en vidéo.
La Fondapol organise la deuxième conférence du cycle « De la démocratie en Numérique », intitulée « Les nouvelles formes de journalisme », elle se déroulera samedi 29 mai 2010, de 14h30 à 17h30, à l’École supérieure de journalisme de Lille et sur le Web. Les participants de ce débat sont Dominique Reynié, David Abiker, Natacha Quester-Séméon, Boris Descargues et Emmanuel Vandamme.
Sacha et Natacha Quester-Séméon feront également une démo de MemoireVive.tv.
Participez en ligne à la conférence de Fondapol : suivre les débats en vidéo live ici ou sur Twitter, posez vos questions en utilisant le hashtag : #demonum (démocratie numérique). Ces tweets défileront dans la salle (voir le flux ici).
Retrouvez ici même le flux vidéo en direct, dès demain 14h30.
iPad par-ici, iPad par là… Voici deux mois que l’iPad occupe (hors iPhone 4G) le devant de la sphère twittero-blogito-médiatique. Le voilà qui arrive en France aujourd’hui, chacun(e) pourra donc s’en faire son idée sur sa propre expérience avec la tablette Apple.
À MemoireVive.TV, cela fait pratiquement autant de temps que nous trainons nos iPad respectifs venus des Amériques dans les bureaux, les réunions et dans les iHome, sweet iHomes… enfin, partout ou presque.
Première impression : l’iPad est lourd. Plus lourd que ce que l’on imaginait. Mais on s’y fait rapidement. Pas de surprise du côté des dimensions, cela correspond à l’idée qu’on en avait.
Beau design, très bonne qualité de fabrication. Pas de surprise non plus : c’est du Apple.
Vous nous direz « c’est juste un iPod Touch géant », oui et non. Oui car reprenant tous les aspect et les fonctionnalités de la plate-forme matérielle et logicielle, c’est un iPod Touch (ou un iPhone sans sa partie téléphone) géant par tous points. Non car c’est autre chose. Mais quel est cet « autre chose » ? Nous ne le savons pas encore. L’iPad, malgré la similitude avec un iPhone, par sa toute jeunesse n’a pas encore sa « killer application », le petit iTruc qui fait que l’on se dit voilà la raison pour laquelle l’iPad est un formidable objet. Malgré tout, iPad est un formidable appareil.
Plusieurs spécificités font de l’iPad un objet « nouveau et intéressant ». Ou, en anglais par Steve Jobs lui-même « Amazing, awesome, incredible ».
L’autonomie.
10 heures annoncées pour la version Wi-Fi, 9 heures pour la 3G. Même en regardant des films entiers en HD (720p), en surfant de façon intensive, à moins de passer sa vie sur l’iPad, au bout d’une journée on voit très rarement la fin de la batterie.
La forme (ou « form factor »).
Pas de haut ni de bas (contrairement à l’iPhone, on peut tenir l’iPad la tête en bas sans s’en rendre compte, ça n’a aucune incidence), pas de clavier ou quoique ce soit qui dépasse de l’objet. Aucune contrainte. En cela, l’iPad se rapproche plus d’un livre, il s’adapte à votre position, à l’usage que vous en faites. Assis sur une chaise, posé sur votre jambe, posé à plat sur une table ou au fond de votre lit. Même si l’écran est plus petit qu’un ordinateur portable ou qu’un netbook, l’inconfort que peut causer un ordinateur portable, ne serait-ce que par le bruit et la chaleur émise, est totalement absent. Il est totalement silencieux et ne chauffe pas, y compris, comme on vient de le dire, lors de la lecture d’un film de 2 heures.
Rapidité.
L’iPad n’a aucun pouvoir magique qui augmentera le débit de votre connexion Wi-Fi mais la navigation web est vraiment agréable. Le zoom par « double-tap » ou en multi-touch est très rapide et fluide. D’une manière générale, on voit qu’il est plus rapide qu’un iPhone. Consulter ses albums photos est aussi une expérience ludique en elle-même.
« l’iPad sauvera la presse »
Au moment du lancement aux Etats-Unis il y a eu un grand buzz autour du fait que « l’iPad sauvera la presse ». Non, l’iPad ne peut sauver la presse si elle ne se sauve pas elle même et si elle n’apprend pas à innover et investir complètement le médium. Les applications de journaux n’ont rien de si exceptionnel qui ferait que la consultation d’un journal est meilleure à travers une application iPad que sur le navigateur web (voire plutôt le contraire). Le pire exemple à ce jour est l’application du Figaro qui ne donne accès à aucun contenu gratuitement en dehors des pages de sommaires et… des pubs ! Le magazine Popular Science a pourtant réalisé une belle appli, mais tout comme Wired (qui en fin de compte n’est qu’un PDF augmenté ou CD-Rom 1.0 agrémenté de vidéos) ne dispose ni d’un confort de lecture particulier ni d’une navigation cohérente. Pour être clair, ça ne donne pas envie de lire et on ne lit pas. On se pose du coup la pertinence du modèle économique de ces applications qui requièrent l’achat tous les mois du nouvel exemplaire du magazine pour 3,99€. On ne parle même pas de l’application Paris Match qui, outre son contenu très limité, n’a pas été mise à jour une seule fois depuis le 3 avril (on nous souffle qu’à l’instant même où ces lignes sont écrites l’application Paris Match vient d’être mise à jour dans sa version 1.1 !).
Visiblement, la presse n’a pas trouvé le iTruc.
D’un autre côté l’iPad peut aider la presse sur le web. Le navigateur Mobile Safari de l’iPad (identique à l’iPhone) est très agréable à utiliser et assez rapide. C’est ZE application sur laquelle on passe le plus clair de son temps sur iPad (à part peut-être Mail). On retrouve tout le confort de la navigation tactile sur iPhone mais en mieux. Better, stronger, faster.
Autre point clé pour les médias en ligne et pour tous les sites en général : Mobile Safari ne bloque pas les pubs… Si vous avez pour habitude de surfer sans pub grâce à l’utilisation d’un AdBlock, rien à faire sur iPad. Toutes les pubs sont bel et bien là, clignotantes sous votre nez en millions de couleurs. Autant de revenus publicitaires qui ne pourront être ôtés de la bouche des régies.
La lecture
On en a déjà beaucoup parlé, le livre sur iPad. En réalité, il y a plusieurs types de livres. Le mode ibook : fluide, pratique (on peut augmenter la taille des caractères, feuilleter les pages, basculer de l’horizontal à la vertical, etc.) Ou le mode livre-application : comme Alice au Pays des Merveilles ou Atome la table des éléments. Cela se rapproche du CD-Rom du temps de papa : des objets mobiles dans le livre ou des éléments en 3D que l’on peut tourner du doigt. Lire des PDFs est agréable. Le livre avec les éléments mobiles, c’est intéressant, cela capte plus l’attention que le livre de format classique. Il y a aussi les BD avec l’appli Marvel qui met en scène les planches de façon originale avec les mouvements de caméra. On retrouve des classiques français disponibles gratuitement via le Project Gutenberg. En double tapant sur un mot, on peut accéder au dictionnaire intégré et un pop up s’ouvre avec la définition. Chaque livre devient presque « html », hypertexte, un livre avec des liens. On pense tout de suite aux enfants qui apprendront la lecture sur une telle tablette. Un changement de paradigme est en marche.
Aujourd’hui voit également l’ouverture de l’iBooks store avec des livres en français commercialisés… au même prix que la version papier. Voire plus cher lorsqu’un livre existe en édition poche. Tout comme pour la musique, il faudra que les éditeurs fassent des efforts de ce côté-là.
La vidéo
Regarder une vidéo ou même un film est vraiment plaisant, le format de l’iPad vous permet de vous installer dans la position qui vous plaît comme si vous aviez un livre en main, et avec ou sans les écouteurs c’est bien.
Du coup, on loue (ou achète) plus de film sur iTunes, regarde des séries et des films encodées à partir de DVD original acquis légalement (Ah bon c’est illégal ? Zut alors !) plus volontiers qu’avant.
Les films récents disponibles sur iTunes sont, contrairement au DVD, en HD 720p (l’écran de l’iPad à une résolution de 1024×768 pixels) et maintenant, dans une grande partie, comportent une piste son originale (non doublée) mais pas encore de sous-titre.
L’application YouTube est très bien faite et présence (en wifi) des version haute définition de ses vidéos. Il en va de même pour Dailymotion, mais son ergonomie est un peu moins bien pensée.
Les jeux vidéos
Comme l’iPhone, sur iPad les jeux font de l’appareil à la fois un écran, une console et une manette. Des jeux viendront sans doute des usages nouveaux qui influenceront les autres applis. Très amusant jouer à des jeux à en réseau sur iPad comme le Mah-jong. L’utilisation des coins des écrans avec les pouces est très judicieuse.
Les jeux de courses de voitures (comme Real Racing HD) sont bien réalisé et le gameplay que procuré par l’accéléromètre de l’appareil est très sympa. Mirror’s Edge est original par son concept et son gameplay. Le flipper Pinball HD profite très bien de la plate-forme également. Il y a une foule de jeux très bons sur iPad, les énumérer serait trop long.
Les prix des applications ont augmentés par rapport à l’iPhone, mais la qualité aussi. C’est très visible pour les jeux, on voit la puissance supplémentaire dont dispose l’iPad.
Dans bien des cas, l’iPad peut remplacer un netbook, un ordinateur portable et encore plus un smartphone. Les visites sur l’AppStore dans le but de trouver une nouvelle appli sympa à installer sur son iPhone se font beaucoup plus rares.
Dans bien des cas aussi, il ne peut pas encore remplacer un ordinateur. D’abord le multitâche manque réellement, bien plus que sur iPhone, car tout va plus vite, les applications sont pratiques, on a envie de faire plus. Mais c’est impossible, du moins jusqu’à la sortie de l’iPhone OS 4.0 le mois prochain.
Le clavier de l’iPad même plus grand et confortable, car on peut taper à deux mains, reste limité. Les possibilités d‘édition de texte (copier/coller et sélection) sont tout autant lentes et frustrantes que sur iPhone. Mais la suite bureautique d’Apple iWork étant disponible, il faut avouer que préparer des présentations Keynote avec ses doigts et les présenter directement sur l’écran de l’iPad, ou sur un écran externe grâce à l’adaptateur VGA optionnel, est assez bluffant.
Une autre application pratiquement indispensable pour la productivité : GoodReader. Cette application permet d’enregistrer et d’organiser en un seul endroit des pièces attachées de vos emails, rapatrier des documents depuis votre compte Google Docs et Dropbox.
Quant à la question sur la non présence du Flash Player d’Adobe, c’est un non débat. Flash n’est pas irremplaçable, ni indispensable. Quand on connaît un peu les plates-formes mobiles, passées, présentes et futures, on sait que Flash n’est pas présent sur la majorités d’entres-elles (hormis Flash Lite) et ça n’a pas fait objet d’une levée de bouclier planétaire. D’un point de vue utilisateur Flash est même plutôt déconseillé pour un usage mobile car il est vrai, qu’à l’heure actuelle, on ne veut pas attendre de longues minutes le chargement d’un élément en flash, que cela consomme plus de données et d’énergie et que c’est plantogène (expériences faites depuis deux ans sur des tablettes et mobiles Nokia N810 et N900 pouvant lire le flash complet). L’arrivée de terminaux avec plus de RAM et de « gros » processeurs (Snapdragon à 1 gHz pour le Google Nexus One par exemple) facilite l’arrivée de Flash sur mobile. Mais cette situation est très récente.
Consommation de contenus vs. création.
Après notre description et impressions il paraît clair que l’iPad est fait pour consulter, consommer des contenus plus que pour en créer. Or il n’en est rien. Il existe déjà une pléthore d’applications permettant de créer sur iPad. Dessin, son, texte, musique (démo de Looptastic HD à venir prochainement)… Dont la plupart sont d’une qualité professionnelle. Certaines peuvent paraître chère ou gadget, mais si on prend comme rapide exemple un instrument de musique comme le Tenori On the Yamaha (1000€) et l’application (gratuite) Beatwave, ce point est très vite écarté.
On l’adore ou on le déteste.
À force d’avoir été assommé par la promotion de l’iPad, par reflexe, cela peut faire reculer. Mais on voit aujourd’hui des sceptiques de l’iPhone le choisir pour remplacer un Blackberry (aux USA, 40% des processeurs de BB pensent changer pour un iPhone). Il faut un peu de temps. Le changement, c’est la disparition des interfaces : le clavier, la souris, la place donnée au tactile et l’utilisation intuitive. Le format tablette tactile s’imposera. Pour preuve, Nicolas Negroponte vient tout juste d’annoncer l’évolution de son « ordinateur à 100 dollars » (OLPC) au concept de tablette Android à 75 dollars. Ce qui donne envie de développer des applis éducatives.
On peut voir déjà avoir une idée de ce que préfigure l’application CultureClic.
Apple clos une boucle, de l’arrivée du Mac en 1984 à l’iPad en 2010. Steve Jobs aura popularisé la souris et 25 ans plus tard, l’aura lui-même dépassé. Cette tablette se rapproche de l’utilisation d’un mobile et le succès du mobile sur la planète pourrait conduire l’ordinateur tel que nous le connaissons aujourd’hui à disparaître…
Disparaître. Trois petits points…
L’iPad qui sort aujourd’hui, 28 mai 2010, en France et aussi en Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Angleterre, Canada, Japon et Australie (quid de la Belgique ??) est voué à disparaître.
En fait, l’iPad est déjà mort.
Le futur ce n’est pas l’iPad ou quelconque tablette. Dans un futur proche (5 ans selon le MIT), les ordinateurs, smartphones, iPhone, iPad, tout ce que vous voulez, seront intégrés à notre environnement ou sur nous-mêmes. Plus de claviers, plus d’écrans, plus d’appareils, plus d’interfaces. Juste des gestes et des usages.
Ce futur n’est même pas utopique ou théorique, il est là, sa fabrication coûte aujourd’hui 350 dollars US : Sixth Sense MIT.
Le réseau féminin Girl Power 3.0 animé par Natacha QS et Tatiana F-Salomon a reçu Joël de Rosnay. Toutes les girls ont été emportées par la vision du monde de Joël et par les questions sur les enjeux sociétaux des sciences et technologies, sans oublier la place des femmes.
Le plus étonnant c’est que son dernier livre s’intitule “Et l’Homme créa la vie” et raconte la création de cellules par l’Homme. On apprenait dans la nuit même la création de la première cellule avec un génome de synthèse par Craig Venter !
Joël de Rosnay vient d’arriver sur Twitter aujourd’hui, suivez le ici : derosnayjoel