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Zéro Mémoire Vive : Quand Natacha rencontre Karl (version audio)
Version audio de Zéro Mémoire Vive : quand Natacha rencontre Karl.
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le Samedi 25 novembre 2006 à 17:55
Bonjour,
Je vous ajoute ce commentaire, à l’ensuite de ma lecture du fil des commentaires qui s’ébattent autour de votre article et vidéo sur AgoraVox.
Bien que je doute un peu que mon avis sache vous émouvoir un peu, en ces temps de guerre informationnelle sur le net : je tiens quand même à vous manifester toute la sympathie dont je serais capable, tant j’ai trouvé qu’on vous a malmenée après votre article dans le Journal Citoyen, et à très mauvais et malhonnête escient.
Ce que je déplore fermement.
Vos thèses ne sont pas les miennes, mais elles pourraient l’être tantôt, puisque les idées vont et viennent. Pour autant, il est manifeste que la violence des propos auxquels on vous a soumise sur l’Agora, est activée d’autant plus que vous êtes une femme et que vous seriez donc jugée, et à tort, comme une minorité affaiblie.
Quelle erreur !
Aussi, j’ai beaucoup apprécié votre réponse à cette troupe masculante. Car votre réponse : je vous avoue que j’aurais pu en faire la mienne quand j’ai été étrillé, tout comme vous l’avez été ; mais pour la mienne raison que je suis un artiste qui s’exprime si librement, que je m’autorise à changer d’avis selon la légèreté de mon vif esprit. Ce crois-je.
Désormais, je lirai avec la plus fervente attention vos manifestations. Car, pour avoir été autant exclue du débat, d’une certaine façon, il ressort tout naturellement que vos propos dérangent, à tel degré qu’ils parleraient ou disent plus… dequoi ils parlent.
Et donc vous êtes certainement et déjà entendue par-delà vos mots…
Recevez toute mon admiration.
Demian West
le Dimanche 26 novembre 2006 à 17:07
D’ébats de Citoyennes.
Le forum qui fit suite à l’article de Natacha Quester-Séméon paru dans AgoraVox semble, selon notre lecture active, un révélateur de nouvelles lignes de forces qui s’échappent, désormais, de ce qu’il est convenu de nommer le journalisme citoyen ou participatif. Ce forum devait engager une discussion, dont le propos central et l’enjeu étaient la reconnaissance d’une quelconque légitimité : attribuée soit aux versions officielles de l’information, soit aux versions contre-culturelles ou transgressives des citoyens parfois anonymes et relayés par le journalisme citoyen.
D’emblée, on ne peut ignorer que le débat a été engagé par une journaliste liée à la Presse traditionnelle et qu’elle se sait “chevaucher” les deux espaces, entre le papier et le numérique. En cavalière amazonique et bien calée sur ses deux postes-là, elle en connaît les usages et les moeurs. A tel degré, qu’elle saurait en formuler quelque nouveau règlement sous la forme d’une neuve “Néthique”, qui marquerait comme les clous hors desquels l’interlocuteur serait un tant soit peu disqualifié, à tout le moins ses arguments le seraient-ils.
Le lectorat put-il s’attendre à ce que les jeunes “junkers” ou dragonniers de l’expression, du journalisme citoyen, soient soudainement hypnotisés par la grande beauté de Natacha, dont il nous faut enfin parler puisque nous n’y tenons plus — comme l’oiseau est fasciné par le serpent. Ce bio-pouvoir de cette journaliste, aux accents brésiliens des pires braises qui savent allumer tous nos feux, provoqua tout autrement des effets inverses qui versèrent le débat en une démonstration de machisme glacé le plus dénué des vertus viriles — dont on sait quelles sont plus enclines à la tendresse parfois paternaliste, ce qui est comme de tomber dans un autre excès.
Vrai, je n’exprime que peu de soutien aux thèses proposées par Natacha Quester-Séméon : d’une part, quant à ses applications des soupçons d’antisémitisme qui nous paraissent un peu trop le fond d’une boutique guerrière si espacée en un vrai réseau de franchises internationales jusqu’aux frontières du Liban, qui résiste encore. Et d’autre part, quant à ses espérances d’imposer des chartes qui seraient trop règlement dans l’espace internet, qui est, ni plus ni moins : le neuf Far-Far-West de notre époque. Et qu’il trouvera la paix des lois, nécessairement, à l’ensuite d’un grand conflit virtuel qui fera d’innumérables victimes d’amour-propre. Ce qui est moins salissant des beaux-linges et des linceuls très “chiqué” du cinoche contemporain.
Il reste que le fil des commentaires a su dégager une expression hostile à cette journaliste : une expression toute tissée de la laine du bouc qui serait en premier rang de prétextes. Et, qu’il serait bête si prompte à découdre l’habit de cette Belle comme pour la forcer à quelque nudité fantasmatique. Car elle est une femme et manifestement des plus belles. Ce qui est un motif ou “moto” qui sait provoquer des comportements pulsionnels non-retenuement.
C’est pourquoi, d’aucuns l’accusèrent aussitôt : Qu’elle jouait du clientèlisme auprès des patrons de Presse ; Qu’elle parlait uniquement pour la cause juive (ce qui est un droit) ; Qu’elle méconnaissait son métier (ce qui peut être sa feinte, sinon une mécompréhension dans la partie adverse) ; Qu’elle était étrangère au ton sabreur de hussard du bon lieu où son article paraissait ; Enfin, qu’elle était une femme mazette ! ce qui est le pire sinon le rare sur Agoravox.
Aussi, avions-nous déjà remarqué que l’égalité du nouveau mode d’expression citoyen ne perdait plus de temps à courtiser les femmes, puisqu’il les enlevait comme on enleva les Sabines pour enfanter et féconder plus encore la Rome antique qui était manifestement en manque de féminité : tout comme le journalisme citoyen aujourd’hui. Il serait donc utile que nous invitions les rédacteurs et citoyens de ces colonnes, à bien-vite et mieux considérer le sens que l’on donne communément aux vertus citoyennes, qui viennent de “uir” ou “vir” romain, soit l’homme : et qu’elles ne signifient pas le tumulte ni la dispute, non-plus que la force mâle et masculante qui soumettrait tout pour imposer sa ligne de force, même si cette ligne était légitimement révolutionnaire.
Non-pas ! cette vertu signifie plutôt le sacrifice de soi, et la si puissante retenue de la force qu’elle sait impressionner l’adversaire. Par ainsi, Natacha Quester-Séméon sut-elle montrer, et plus sûrement que ses adversaires, des vertus bien “viriles” et dans sa réponse à ses contradicteurs : quand elle sut tout miser sur ses faiblesse en les étageant sur l’échelle vers le bas jusqu’où elle sut mener par la main, toute la troupe de ses contempteurs. Somme : sa force à terme, et sa stratégie suprême de femme, se savait attendre dans les creux de sa pseudo-faiblesse si aisément exploitée par ses adversaires — et simplement parce qu’elle était femme — qu’ils en démontrèrent, par les coups excessifs en batteries, leur propre faible pour les facilités du discours perdant.
Qu’on nous comprenne bien : il paraît troublant que, dans le journal créé pour qu’une minorité s’y exprimât enfin, c’est-à-dire les proNétaires, il soit encore si hasardeux et risqué de venir défendre son autre cause minoritaire : et ceci qu’on serait juif, ou encore musulman, et plus faible encore quand on serait une femme. Ce néanmoins qu’il y aurait là tout l’intérêt même de la chose révolutionnaire dequoi le journal Agoravox voudrait parler.
Demian West
le Dimanche 26 novembre 2006 à 18:39
Sylvio > pour répondre à ta question quelques posts plus haut et à côté : oui, je peux comprendre :-). Mais rassures-toi, personnellement, je ne porte pas des jugements aussi graves de façon sommaire sans te connaître. Il n’y a rien de plus pénible que d’être accusé exactement du contraire de ce que l’on défend, mais en l’occurrence, je n’ai vu personne ici te traiter d’antisémite ou de raciste. C’est néthique ici !
À ce propos justement, j’ai beaucoup d’admiration pour le calme et la dignité de Natacha qui se fait traiter de tous les noms et qualificatifs, des plus grossiers aux plus risibles… et qui continue malgré cela à partager ses réflexions, ses engagements et son travail d’information citoyenne. D’autres se seraient découragés depuis bien longtemps… C’est quand même étonnant que l’on réserve les pires traitements à ceux qui essayent de faire avancer les choses avec des propositions positives et de façon complètement transparente, il y a une sacrée responsabilité là-dedans… ! Mille fois merci à toi Natacha !
Donc, Sylvio, s’il n’y a sûrement pas d’attaques personnelles, il y a une tentative de sensibiliser sur les forces qui sont en jeu. Quand on parle du rapprochement entre Le Pen et Dieudonné, comme c’est très bien expliqué dans la vidéo citée plus haut, il s’agit du rapprochement entre personnes qui instrumentalisent le mal-être réel des gens au nom d’une conception communautariste et raciste de la société avec une composante très forte d’antisémitisme. Que ceux qui mettent en doute la version officielle du 9/11 soient instrumentalisés, à l’insu de leur plein gré ou pas, par ceux qui défendent ces mêmes valeurs, c’est quand même pas un scoop non plus (on a vu apparaître le thème du Mossad etc. sur Agoravox à peine une journée après la publication et de nombreux posts l’illustrent ad nauseam).
Rajoutons à cela d’autres faits (l’antisémitisme d’extrême gauche de Chavez et d’autres, les déclarations d’Ahmadinejad), on finit par avoir un terreau de plus en plus propice à une guerre de religion / de civilisation, dans laquelle nous sommes déjà d’ailleurs. Je ne dis pas que tout est dans tout et que chacun souscrit à tout. Mais voilà les courants nauséabonds qui se mettent en place et qui en France aussi (oui, dans notre pays !) sont en train de se rejoindre sous nos yeux. En tant que démocrate, républicain et humaniste, je pense qu’il faut être extrêmement vigilant sur ce qu’on alimente et les valeurs que l’on cherche à sauvegarder là-dedans.
Carlo > c’est intéressant et inquiétant ce que tu dis sur les interventions en “bandes” sur Agoravox, c’est le cas ailleurs aussi. En écrivant ces lignes, je me fais la réflexion que se joue en petit sur la blogosphère la même chose qu’en grand dans nos pays - une tension entre une société communautariste (où s’affrontent des communautés) et une société universaliste (où chaque individu a sa place).
On voit en direct live comment cette intelligence collective que nous appelons de nos voeux et qui émergera sans doute un jour des blogs, du journalisme citoyen, de Wikipédia etc. bute encore non seulement sur les trolls, mais aussi sur ceux qui cherchent l’affrontement au nom d’intérêts idéologiques, économiques et identitaires, sans voir que ce que nous perdons tous en cours de route, c’est la possibilité de vivre et d’avancer ensemble, quelle que soit notre origine, religion, couleur, croyance, et d’être respecté en tant que personne humaine et non parce qu’appartenant à tel ou tel groupe. Comme si l’intelligence collective devait déjà passer par une intelligence individuelle ou individuée, c’est-à-dire détachée, autonome par rapport au groupe… Bon, tout cela doit être traité déjà ailleurs, je vais me documenter de ce pas !
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