01
2008
Hommage à Yves Saint-Laurent (Vidéo)
Yves Saint-Laurent en 1962 (par William Klein), tout commence. Hommage à un génie qui aimait les femmes, Yves Saint-Laurent est mort à Paris, dimanche 1 juin 2008.
Ses adieux à la Maison YSL en janvier 2007 (France 3 / Ina) et aussi Défilé de 40 ans de création YSL (France 2 / Ina)
Poème d’Yves Saint-Laurent
J’ai vu des beautés immenses et délicates
dîné dans des palais éblouissants de capitales tribales
et dormi entre le ciel et le sable du Takla Makan
Je me suis fait l’ambassadeur de rois guerriers
j’ai rencontré des mongols aux poings effroyables
et des pêcheurs de perles mi-hommes mi-poissons
J’ai glissé mes mains sous des voiles interdits
touché l’intouchable
et vécu les nuits sublimes du cantique des cantiques
J’ai dompté des chevaux Kirghiz
franchi le toit du monde et écouté le Dalaï Lama
J’ai coupé le santal de Mysore
incisé le pavot d’Anatolie
et broyé le safran du Madhya Pradesh
Je me suis enivré dans le jardin de roses du poète Saadi
j’ai tourné jusq’au vertige avec les derviches de la corne d’or
et volé comme un aigle avec un vieux shaman à moitié fou
Je connais l’odeur du suint et du cuir, des palais et des temples
l’odeur de toutes les épices, l’odeur de tous les aphrodisiaques
et celle de la peau des femmes et celle de la peau des hommes
Je suis riche, riche, incomparablement riche de ce que j’ai vécu.
(Nous avons appris la nouvelle via Twitter, merci à Tatihannah pour la découverte de ce poème posté dans les commentaires).

















le Lundi 2 juin 2008 à 0:24
J’ai vu des beautés immenses et délicates
dîné dans des palais éblouissants de capitales tribales
et dormi entre le ciel et le sable du Takla Makan
Je me suis fait l’ambassadeur de rois guerriers
j’ai rencontré des mongols aux poings effroyables
et des pêcheurs de perles mi-hommes mi-poissons
J’ai glissé mes mains sous des voiles interdits
touché l’intouchable
et vécu les nuits sublimes du cantique des cantiques
J’ai dompté des chevaux Kirghiz
franchi le toit du monde et écouté le Dalaï Lama
J’ai coupé le santal de Mysore
incisé le pavot d’Anatolie
et broyé le safran du Madhya Pradesh
Je me suis enivré dans le jardin de roses du poète Saadi
j’ai tourné jusq’au vertige avec les derviches de la corne d’or
et volé comme un aigle avec un vieux shaman à moitié fou
Je connais l’odeur du suint et du cuir, des palais et des temples
l’odeur de toutes les épices, l’odeur de tous les aphrodisiaques
et celle de la peau des femmes et celle de la peau des hommes
Je suis riche, riche, incomparablement riche de ce que j’ai vécu.
Poème d’Yves Saint-Laurent
PS:
Et je suis triste, infiniment triste que tu sois parti cher Saint Yves Laurent !
Bien à toi,
t.
le Lundi 2 juin 2008 à 0:56
Merci pour ce merveilleux poème. J’aimais bien sa façon d’être. Une étoile de plus scintille discrètement dans le ciel…
le Lundi 2 juin 2008 à 8:18
Oui, merci du partage de ce poème.
YSL, inspiré, génial, libre …
Un homme qui aimait la Beauté, la Vie, comme ce poème le montre.
Un homme à l’Art révolutionnaire.
Que vêtu d’un habit de lumière, il s’envole dans la Paix.
le Lundi 2 juin 2008 à 10:18
“Rien n’est plus beau qu’un corps nu. Le plus beau vêtement qui puisse habiller une femme, ce sont les bras de l’homme qu’elle aime. Mais pour celles qui n’ont pas eu la chance de trouver ce bonheur, je suis là” (1983)
“La vulgarité lui est si étrangère qu’il peut se faire photographier nu pour la publicité de l’un de ses parfums et garder, dans cet appareil, l’air d’un jeune homme bien né surpris dans son bain”, a écrit joliment Françoise Giroud.
Merci monsieur l’intemporel !
le Lundi 2 juin 2008 à 10:44
MERCI !
YSL l’enchanteur, l’élégance à l’état pur.
Yves le Magnifique! L’homme qui aimait la femme.
Yves Saint Laurent forever…
le Mercredi 4 juin 2008 à 15:08
L’un des rares à avoir atteint la perfection avec tout ce qu’il touchait .
Sa mort laisse un grand vide mais aussi un sublime héritage .
Add A Comment