16
2005
Aux Éditeurs : quand le chat n’est pas là, les souris dansent
Les Editeurs, c’est sympa, mais pas tout le temps. Vendredi soir après la générale du spectacle “Ta bouche”, dîner entre amis aux Editeurs à minuit avec une jolie tablée (journalistes, scientifiques des producteurs multimédias, musiciens…). Nos amis Alain et Lan sont absents, on les regrette, car le charme s’est évaporé avec eux (mais faites quelque chose…).
Le service est déplorable, on a l’impression de déranger, une serveuse visiblement épuisée et agacée, on a réservé une table qui n’était pas prête à notre arrivée. Pire, lorsque l’on nous sert le plat, une viande rikiki est servie, deux bouts de viande se battent péniblement en duel. On sent que c’est la fin de soirée. Nous signalons poliment l’affaire au serveur qui ment à plusieurs reprises sans complexes, pour inventer des explications douteuses (la viande rétrécit au lavage). Cela gâche un peu le goût du plaisir… D’ailleurs, pas de desserts, pas de cafés, l’addition s’il vous plaît !
Heureusement que la fidèle Martine (spéciale dédicace) était présente tentant de rattraper la bévue. On peut regretter que ce lieu fasse comme tant d’autres, une fois une certaine clientèle acquise : des branchés et des touristes, on se permet de traiter les plus anciens clients à la chaîne ou tout simplement des gogos - d’autant plus qu’on ne manque pas de restaurants charmants de notre beau quartier. À tous ceux auprès desquels, nous avions fait la pub de ce lieu, sachez qu’il faut préalablement s’informer de la présence d’Alain.

















le Samedi 16 avril 2005 à 13:37
La vie est courte, mais elle laisse toujours du temps à la courtoisie disait Emerson. C’est ainsi que les “bons” lieux commencent par mourir, lorsque la politesse et l’élégance, la civilité et les égards s’estompent. Il est des qualités dont on ne peut se passer, surtout si l’on fait métier de recevoir…
non ?
ender
le Samedi 16 avril 2005 à 15:12
Paris, le 16 avril 2005
Fort heureusement il existe et existera toujours des êtres cultivés (humainement parlant) pour créer en des lieux exquis un environnement délicat pour des gens raffinés. Hier soir, chez les Éditeurs, le plumage pouvait sembler fort lisse et peigné comme à l’apparat (encore que…), mais le lustre prit soudain l’éclat inattendu d’un vieux décor de brasserie fatiguée, à la (dé)faveur de dérapages répétés dans le service et dans l’accueil.
Ce lieu d’élection des hommes de lettres et d’esprit (pour combien de temps encore ?) ferait bien de soigner le revers de sa robe, avant qu’il n’apparaisse trop clairement à chacun que la doublure en est mal ajustée. Car c’est sur la durée qu’on reconnaît l’habit de marque, et le quartier (de Saint-Germain à Odéon) peut témoigner de la fragilité des étoffes d’artifice !
Qu’on se le dise, les éditeurs du quartier ne sont pas des veaux !
Un grand merci à Martine, qui par sa bienveillance pu réparer l’outrage in extremis.
tatiana f. (éditrice, conseil en communication , et cætera.)
Spéciale dedicace à la serveuse (et au serveur) d’hier soir, dont heureusement le nom m’échappe -
Le Corbeau et le Renard
Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
“Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.”
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : “Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. ”
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
le Samedi 16 avril 2005 à 15:21
PS: J’allais oublier un petit mot pour Alain, qui nous a tant manqué hier soir chez Les Editeurs. Un seul être s’absente et tout est désaxé !
Reviens-nous vite.
Amitiés,
tatiana
le Samedi 16 avril 2005 à 16:24
Je participais aussi à ce déplorable dîner aux Éditeurs — déplorable non pour la compagnie, qui était excellente, ni pour la conversation élevée, mais pour l’accueil et le service ayant conduit à ce que je décrirai comme… une sévère déception éditoriale !
Le renom d’un journal n’est pas la garantie d’un lectorat complaisant, et la fidélité — aussi sincère soit-elle — ne souffre pas la négligence.
Que Les Éditeurs n’oublient pas que les kiosques sont pleins de titres en disgrâce, et que le public apprend vite qu’on imprime aussi des torchons sur du papier glacé !
A bon entendeur, salut !
Etienne
le Samedi 16 avril 2005 à 17:54
A la réflexion, et ayant été également convive de ce dîner, peut-être que je pourrais accepter d’être maltraité dans un restaurant, de subir la mauvaise humeur et la mauvaise foi des serveurs, de manger une viande rabougrie, d’avoir le sentiment que c’est moi qui rend service en y venant, mais à deux conditions :
1/ je veux être prévenu à l’avance (genre une pancarte à l’entrée “Aujourd’hui on maltraite nos clients”)
2/ je veux être cher payé (et pas l’inverse)
Ah, mais suis-je bête… ça ne pourrait évidemment pas marcher un restaurant comme ça !! :-]
En tous cas, merci à Martine qui a fait son possible pour alléger la situation.
JC
le Samedi 16 avril 2005 à 18:17
À part Martine, ils se sont bien moqués de nous (entendez par là : foutu de notre gueule). Il ne suffit pas de se fier à un sourire d’un chef de rang qui vous dit “on vous met un paravent, vous pourrez faite tout ce que vous voulez” quand ledit paravent sert de séparation entre une table de fumeurs et la nôtre alors que nous avions réservé 4 HEURES auparavant (c’est le cas de le dire
une table non-fumeur. Lorsque nous arrivâmes, ils n’avaient même pas commencé à préparer la table. Ça commençait mal.
La serveuse qui tire une tête de trois kilomètres, quel accueil ! Changer un bougeoir rouge du plus mauvais goût contre des petites bougies, ce n’est pas la fin du monde. Pourquoi doit-on se prendre des regards assassins en échange ? Quand on lui a demandé si elle allait bien parce qu’elle avait l’air un peu fatiguée, elle a répondu en nous regardant de haut : “c’est la fin du service et la fin de la semaine… Ne vous inquiéter pas, dans 10 minutes vous n’entendrez plus parler de moi.” C’est clair, elle n’y va pas par quatre chemins. Nous sommes le dernier de ses soucis, tout ce que mademoiselle veut c’est rentrer chez elle, être enfin débarrassée de ces clients si exigeants.
“Maman, j’ai rétréci l’assiette” aurait-on pu dire. Et les frites ? Elles se sont mangées entre elles ? “C’est normal, plus c’est cuit, plus ça rétrécit. Je n’y suis pour rien.” Ah oui ? Quand le même serveur nous servit le même plat à la même cuisson la semaine passée, il n’a pas fait remarquer que le plat était deux fois plus gros que d’habitude… Affligeant.
Il n’y a eu que Martine pour constater avec nous ce déplorable traitement. Sans elle, je pense que nous serions partis avant même de toucher à nos plats. D’ailleurs, un de nos convives (celui à qui fut servi le miniplat) n’a finalement rien mangé. Cette mauvaise fois lui a coupé l’appétit.
Lorsque le service ne plaît pas, il faut le dire. Si on se laisse faire il n’y a pas de raison que ça change. N’oubliez pas, chers restaurateurs que c’est grâce à vos clients que vous vivez !
Il est très difficile de trouver un restaurant qui ouvre tard à Paris.
Quand on trouve un endroit agréable, c’est dommage de le voir péricliter.
Je me demande où je vais aller maintenant ?
le Lundi 18 avril 2005 à 11:54
ça c la classe!
quand ça va on le dit haut est fort
mais quand ça va pas aussi faut le dire
mais moi je crois que c parce que alain et lan
elevaient tellement le niveau qu’à leur absence
on croit que tous rampent!
le Mardi 19 avril 2005 à 0:23
Délicieuse polémique existentielle.
to be or not to be chez les Éditeurs, that is the question ?
Jeunes gens, soyez inventifs et allez de ce pas vers le seul lieu littéraire intemporel de Saint-Germain-de-Près, j’ai nommé :
le Jeudi 21 avril 2005 à 21:34
Memoire Vive .org - Un autre regard sur Paris : Aux Éditeurs : quand le chat n’est pas là, les souris dansent
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le Vendredi 22 avril 2005 à 10:43
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