Paris, la ville lumière telle que nous la vivons. Des rencontres, des événements, du quotidien...
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Radio NOVA fête ses 30 ans. À cette occasion Mémoire Vive souhaite rendre hommage à Jean-François Bizot… encore une fois !
Jean-François Bizot est le créateur du magazine culte ACTUEL et de Radio Nova. Nous avons de nombreux souvenirs avec Jean-François et sa tribu, du 33 rue du faubourg Saint Antoine (Paris) au Château Saint-Maur…
En septembre 2007, trois jours après le départ de Jean-François, nous avons réalisé cette interview avec deux de ses plus proches collaborateurs. Deux signatures bien connues d’ACTUEL, amis de la famille QS-Salomon, Patrice Van Eersel et Léon Mercadet. Ils déclaraient : Non ! Jean-François Bizot n’est pas mort !
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Premier bilan d’activité du Conseil National du numérique après ses six premiers mois d’existence. Mercredi matin à Bercy, Gilles Babinet, entrepreneur et président du “CNN”, présentait les missions du Conseil qui compte 18 membres.
La présentation utilisée lors de la conférence de presse du CNN le 26 octobre est disponible ici.
Pour suivre le Conseil National du numérique sur twitter : @CNNum.
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Interview de Jean-Pascal Picy (@jppicy), responsable de la Communication institutionnelle et multimédia du Sénat.
Le Palais du Luxembourg a ouvert ses portes aux nouveaux médias pour la première fois dimanche soir. Le site institutionnel du Sénat était sur le pied de guerre (@senat_Info). Si inviter des blogueurs est plutôt habituel dans le paysage politique, le Sénat a poussé la démarche en permettant aux blogueurs sur place de commenter en temps réel (même si le Wifi est malheureusement tombé dans la soirée) et a proposé aussi un volet open data.
Le Sénat a produit plusieurs infographies avec des données du Ministère de l’Intérieur avec notamment la visualisation des résultats. Une démarche assez novatrice, car pédagogique et ouverte (possibilité de reprendre et partager les infographies) pour mieux comprendre le scrutin et le rôle de la chambre haute. Le Sénat a diffusé des résultats et chiffres régulièrement à travers les réseaux sociaux et le hashtag #Sénat est monté dans les trend topics de Twitter dimanche soir.
La vague des blogs des années 2000, a propulsé le commentaire citoyen sur la place publique. Ce changement a précipité la mutation des médias. L’ouverture des données (Open Data) s’inscrit dans cette tendance de fond : plus de démocratie, plus de transparence et aussi plus d’innovation. Le Sénat s’efforce de faire du lien entre les nouveaux médias, l’open data et le débat démocratique. Le débat en ligne prend tout son sens quand il peut reposer sur des données solides : permettant d’analyser ou de comparer des chiffres, de les commenter.
Il sera certainement intéressant, au delà des élections et de la communication politique de campagne, de suivre les discussions sénatoriales en ligne autour de projets de loi, comme par exemple la loi des finances. Actuellement, il y a seulement une vingtaine de sénateurs twittonautes.
[Nous avons fait une expérience de live depuis le Sénat, pour suivre nos prochaines diffusions, abonnez-vous à notre compte Twitter : @memviv]
Women’s Forum : The digital sector is a new form of emancipation for women - Interview Natacha Quester-Séméon, new media specialist, co-lead the network GirlPower3.0 (@girlpower3) with women interested in Internet, business and society.
Le secteur numérique offre aux femmes des opportunités ! Les femmes sont majoritaires sur les réseaux sociaux. Selon une étude de Microsoft/Ipsos : “Changer de travail, se remettre à niveau après une interruption d’activité, télé-travailler, ou bien encore créer sa propre entreprise : les technologies numériques sont perçues par 53 % des femmes en demande d’emploi comme un facteur pouvant contribuer à l’amélioration de leur situation professionnelle”.
Voici quelques chiffres :
En France, les femmes représentent la moitié des internautes.
Dans le monde, les twittonautes sont à 54 % des femmes.
Les femmes sont plus suivies sur Twitter que les hommes (plus du double de followers en moyenne)
Elles passent 8 % de temps en plus en ligne que les hommes
Elles sont plus engagées que les hommes sur Internet
Elles seraient majoritairement lectrices de livres numériques (11 % de plus que les hommes) et c’est l’inverse pour les magazines
Elles achètent plus que les hommes en ligne
Elles préfèrent investir dans un nouvel ordinateur ultra-portable plutôt qu’un vêtement de luxe
Pour près de trois femmes sur quatre (73%), le fait d’avoir des enfants pousse à utiliser davantage Internet.
Une étude de Pew montre que les femmes sont la majorité des utilisateurs de messagerie (52%), de messagerie instantanée (55%), des blogueurs (54%), et aussi des utilisateurs de service de partage de photos (58 .%) et des twittonautes (64%). Ce qui n’est pas le cas pour LinkedIn (63 % des utilisateurs sont des hommes. Lire plus en détails cet article : Chart: Ladies Love Social Networking, But Not LinkedIn.
Vous avez d’autres chiffres ou sources? N’hésitez pas à nous le signaler dans un commentaire ici ou sur twitter @natachaqs @girlpower3
Quelques infographies :
Sur l’ensemble des utilisateurs :
Toutes ces infographies sont réunies dans l’album ici.
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Trois net-entrepreneurs ont uni leur force pour fonder l’École Européenne des métiers de l’Internet (EEMI) qui ouvrira ses portes en septembre. Jacques-Antoine Granjon (vente-privee.com), Xavier Niel (Free), Marc Simoncini (Meetic) ont présenté avec Eric Besson leur école qui s’installe dans les murs du Palais Brongniart. L’ambition est de développer des formations correspondant aux besoins des entreprises qui ont des difficultés à trouver ces profils aujourd’hui.
Cette école veut promouvoir les nouveaux métiers de l’Internet et soutenir aussi de futurs entrepreneurs.
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Trois net-entrepreneurs ont uni leur force pour fonder l’École Européenne des métiers de l’Internet (EEMI) qui ouvrira ses portes en septembre. Jacques-Antoine Granjon (vente-privee.com), Xavier Niel (Free), Marc Simoncini (Meetic) ont présenté avec Eric Besson leur école qui s’installe dans les murs du Palais Brongniart. L’ambition est de développer des formations correspondant aux besoins des entreprises qui ont des difficultés à trouver ces profils aujourd’hui.
Cette école veut promouvoir les nouveaux métiers de l’Internet et soutenir aussi de futurs entrepreneurs.
Deuxième rencontre du Ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie Numérique, Eric Besson avec des acteurs du secteur numérique, blogs et réseaux sociaux.
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Jeudi soir à Bercy, au Ministère des Finances et de l’Industrie, nous étions seize invités. Encore une fois, le terme blogueur semble caduc. Nous sommes des acteurs du numérique au sens large et aux profils mixtes : éditeurs de contenus, consultants, entrepreneurs, curateurs, commentateurs, veilleurs et leaders de communautés. Parmi les conviés, certains ont des dizaines de milliers de followers sur Twitter (Rubin ou Gonzague), ou le responsable de Melty.fr, qui affiche près de 5 millions de visiteurs uniques par mois. D’autres, ont des audiences qualitatives et sont écoutés dans leur communauté thématique et largement relayés.
Autour de la table, le ministre découvre de nouveaux visages, des interlocuteurs avec lesquels, probablement, il n’aurait jamais eu l’occasion de dialoguer. La variété des tranches d’âges a apporté aussi plus de naturel aux échanges. Les domaines des uns et des autres sont différents, même, si bien sûr, les expériences, les constats aboutissent parfois aux mêmes conclusions. C’est une bouffée d’air frais.
Pour la première fois, une rencontre à ce niveau réunissait autant d’hommes que de femmes. Premier constat, les hommes ne connaissent pas les activités, ni les visages des femmes présentes, pourtant toutes référentes dans leur domaine. Cela est significatif. Alors que les femmes connaissent la plupart d’entre eux.
Visiblement, l’ensemble des invités était ouvert à la discussion, curieux, sans attentes particulières. Après une première partie plus formelle qui consistât à se présenter tour à tour en commençant par le ministre qui nous fit état de dossiers dont il a la charge, la deuxième fut plus dynamique (voir le très bon compte rendu de la soirée par Marlène Schiappa). Eric Besson écoute, y compris les diverses critiques, et semble un peu surpris par quelques commentaires à propos de la peur de l’Internet dans les entreprises et l’image souvent encore trop négative du numérique transmises par les médias français. Sans oublier les questions sur le télétravail ou le financement genré. Les femmes apportent des préoccupations pragmatiques, non pas seulement sur les usages, mais aussi sur l’emploi, la vie quotidienne. Il répond aussi et lorsqu’il n’a pas de réponse, il le dit sans détour.
Quant à la question sur son de twitter, qui lui permettrait d’initier un contact direct avec les acteurs du numérique et le public, il répond d’abord qu’un ministre manque de temps et qu’il ne veut pas laisser quelqu’un poster et répondre à sa place. Plus tard dans la soirée il annonce qu’il retournera sur twitter (il l’a déjà été pour des évènements officiels) très prochainement.
Second constat dans l’esprit de tous : la société numérique est transversale. Quand Christelle Membrey évoque la nécessité de développer une éducation au numérique, elle le fait à juste titre, cependant, elle n’est pas face à ministre de l’Education. Eric Besson a relevé que les intervenants lui adressaient des questions et commentaires qui concernaient plusieurs autres ministères. Cette situation est probablement inhabituelle pour un ministre. Il a d’ailleurs proposé à Christelle d’organiser une rencontre avec Luc Chatel (voir la note de Serge Soudoplatoff).
L’éducation au numérique pour les jeunes, Fadhila Brahimi l’a aussi évoquée lorsqu’elle a dit que les jeunes sont certes à l’aise avec les outils de communications (chat, facebook, etc.) mais peu adaptés lorsqu’il s’agit de créer quelque chose. Ce à quoi Alexandre Malsch (Melty Network) à répondu qu’au contraire les jeunes veulent créer et créent constamment. Il le voit dans les communautés en ligne, ceux qui contribuent activement dans les forums par exemple, et par le nombre croissant de jeunes qui demande à être conseillé pour la créations de sites web, blogs, etc.
Pour le G8/G20 du droit d’auteur, on ignore le rôle du ministère. On comprend que tout se joue à l’Élysée, idem pour le CNN. Cependant, à la veille du rendu du rapport de Pierre Kosciusko-Morizet relatif à la création du Conseil National du Numérique au Président de la République, face aux interrogations et questions autour de la formation et la constitution du Conseil National du Numérique, Eric Besson nous annonce que le CNN ne sera pas une entité administrative.
Natacha ajoute que le numérique est un outil d’émancipation des femmes. À travers GirlPower3 depuis 2008, nous avons demandé à ce que les femmes soient plus représentées dans les assemblées ou conférences numériques. Le numérique ce sont des opportunités, de nouveaux métiers, la possibilité de se lancer dans une activité à temps partiel ou dans l’entreprenariat.
Elle suggère que le Ministère pourrait initier une campagne pour promouvoir de nouveaux rôles modèles (on peut être une femme ingénieure ou développeur, créatrice d’entreprise). Quand les femmes avancent, c’est l’ensemble de la société qui en bénéficie. Cette campagne pourrait aussi promouvoir les nouveaux métiers au sens large, notamment pour sensibiliser les plus jeunes (filles et garçons).
La plupart des invités ont rencontré le numérique dans leur vie en cours de route, remarque-t-elle, ils ont des profils hybrides et sont atypiques. Nous avons besoin de soutenir les innovateurs dans tous les domaines (éducation, entreprenariat, l’emploi etc.) qui parviennent de façon encore isolée, et bien souvent non reconnus, à évangéliser et soutenir la société numérique en France.
Caroline Deschamps fait part de son inquiétude sur le manque d’informations et de formations des élus et en particulier des sénateurs particulièrement depuis le départ d’Alain Lambert. Sa question, implicitement, pointait ceci : Comment peut-on légiférer sans comprendre ?
Eric Besson lui a répondu que les élus, les parlementaires ont fait beaucoup de progrès, prenant comme exemple les débats sur la loi sur neutralité du net. Sacha rebondit en disant qu’il avait lu une partie des échanges sur cette loi (en particulier ceux ayant eut lieu à la Commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale) et qu’il avait été agréablement surpris par le niveau de connaissance, y compris concernant les réalités techniques liées aux réseaux, qu’avaient acquis les parlementaires, en particulier depuis les séances d’examens de la loi HADOPI. Il fit remarquer également que depuis l’extérieur, cet intérêt et cette capacité à appréhender les aspects techniques, n’était pas très visible.
Sacha continua pour faire état d’un constat qu’il avait fait depuis le début de la soirée : la majeure partie des échanges et des questions (l’« internet civilisé », le CNN, bas niveau de connaissance du numérique de la part des élus et réciproquement méconnaissance des citoyens du travail effectué par eux, la peur de l’internet dans les entreprises françaises, la peur de l’internet transmise par les médias, etc.) tournaient toujours autour de problèmes de communication et de pédagogie. Peut-être qu’en France nous manquons, collectivement, de médiation, d’intermédiation. Après tout, nous utilisons tous les mêmes outils, le même internet, on devrait tous pouvoir s’écouter et s’entendre.
Le ministre, quoique n’ayant pas de réponse à apporter à ce constat, indiqua qu’il voyait aussi ce besoin d’intermédiation.
Suite à cette remarque et à celle de Serge Soudoplatoff disant qu’il faudrait qu’Eric Besson aille expliquer le numérique à tous les ministres, et devant les nombreuses questions posées durant ce dîner touchant à de multiples secteurs dont le ministre n’a pas charge, Eric besson a émis la possibilité de suggérer à chacun des ministres du gouvernement de rencontrer à leur tour des acteurs français du numérique pertinents dans chaque secteur d’activités en relations avec les différents ministères, pour essayer de faire ce travail de pédagogie. La proposition est bonne, reste à savoir si elle est réalisable.
Une question qui n’a été abordée qu’à la toute fin du dîner par Sacha : où en sont les négociations avec les opérateurs pour la mise en place d’un « forfait mobile social » pour l’accès à l’internet mobile, lutter contre le fossé numérique des nouveaux usages. Selon la réponse du ministre, les négociations en cours devraient aboutir dans le courant de l’année 2011. Le modèle de financement retenu sera très probablement celui d’un fonds constitué par les opérateurs.
Isabelle Germain raconte sa contribution au débat ici, et Fadhila Brahimi ici.
Certains affirment qu’une telle rencontre n’est faite que pour la communication, même s’il n’y avait aucun journaliste pour la couvrir. Pourquoi participer à un tel dîner ? La question n’est-elle pas plutôt “mais pourquoi pas” ? On peut y participer, motivé par la curiosité de rencontrer un dirigeant politique et lui faire part de sa vision des choses.
Car ce que nous constatons c’est qu’il faut être à l’intérieur des réseaux et de la société civile pour le voir. Et le simple fait de partager ces témoignages vécus est une contribution. On peut aussi avoir conscience que participer réellement au débat politique est un autre travail, un très long processus qui demande des efforts, de la patience et aussi de l’humilité. Mais le déficit d’échanges entre le gouvernement, les politiques dans leur ensemble et les citoyens et acteurs du monde numérique creusent une incompréhension et ne permettent pas de faire avancer les mentalités.
Cette incompréhension est profonde. Elle inquiète tous ceux pour lesquels, le numérique est un enjeu sociétal majeur qui touche à la fois, le démocratique, l’économique, l’innovation, la presse, l’éducation… Elle inquiète davantage quand on voit que la croissance numérique se porte sur d’autres régions du monde et que l’innovation est plus facile ailleurs. La crainte de voir la France distancée réapparait.
Eric Besson a réinvité tous les participants de ce dîner dans deux mois à Bercy. Cette prochaine réunion demandera à ceux qui souhaitent y participer de formuler des propositions et de les croiser. Cela peut-il servir quelque chose ? Personne ne le sait encore… Une chose est sure : on peut faire confiance en la vigilance des participant(e)s.
Interview réalisée à l’issue de la rencontre :
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Les invitées :
Caroline Deschamps, journaliste, animatrice de l’émission «Au Web Citoyen» sur la chaîne Public Sénat et rédactrice en chef de PublicSenat.fr
Isabelle Germain, journaliste et entrepreneuse elle est fondatrice du site d’infos paritaires «Les Nouvelles News», futur pureplayer d’un nouveau genre, et ancienne présidente de l’association des femmes journalistes.
Marlène Schiappa, éditrice de Maman travaille, elle collabore à plusieurs blogs de Yahoo. Elle a fondé son agence est active dans le domaine de l’emploi et des femmes.
Corinne Dillenseger journaliste et blogueuse, connu pour son blog «Tout pour elles» qui était dédié à la vie professionnelle des femmes. Elle est rédactrice en chef du site MaViePro.fr.
Christelle Membrey, est conseillère en nouvelles technologies auprès de l’Education Nationale, elle est formatrice. Elle est ancien professeur de lettres. Pendant des années, elle a fait un travail remarqué avec ses élèves avec les technologies dans ses cours.