Le débat d’une heure de France 24 avec Sylvain Attal sur la censure en Iran et Twitter est intégralement accessible ici : première partie : “Iran: Contourner la censure ?” et deuxième partie, sur le plateau, parmi les invités, il y avait Gregory Philipps, grand reporter de France Info .
(J’ai été également interviewée hier pour le journal de 13 h et de 20 h de France 2, par Public Sénat et plusieurs autres médias).
Les Iraniens nous prennent à témoin, ils parviennent à nous envoyer, malgré la censure des moyens de communication, des vidéos, des photos, des documents pour nous montrer ce qui se passe. Ce refus collectif de la censure et l’utilisation des réseaux est nouvelle ! Dès samedi, sur les réseaux sociaux, nous étions nombreux à penser à Tiananmen. La censure iranienne est proche de la censure chinoise. La foule d’étudiants et de jeunes qui a déferlé dans les rues de Téhéran a-t-elle pensé aux étudiants chinois qui, vingt ans plus tôt, avec l’espérance du changement, avaient occupé la place ? Le silence tue, le manque d’image aussi. En observant ce flux d’infos et de documents, on voit un mouvement de masse qui se reflète aussi par un mouvement en ligne. Les deux se confondent, il n’y a plus de virtuel ou de réel, il y a de la vie.
La révolte pacifiste a pris d’assaut tous les outils participatifs : YouTube, FaceBook, Twitter, Flickr, etc. Aujourd’hui, la BBC persane a indiqué recevoir «cinq vidéos par minute, et que des centaines d’autres apparaissent sur YouTube, Facebook et d’autres emplacements sociaux». Ainsi que «3 000 email par jour, comparé à environ 100 par jour avant les élections. » Le téléphone mobile étant l’outil par excellence.
Alors qu’on est capable d’oublier très vite, une actu en chassant une autre, avec les réseaux sociaux l’amnésie est plus difficile si le flux est constant. Les événements se déroulent comme un feuilleton en direct, et c’est bien cela que les stratèges de la communication tentent de reproduire artificiellement avec le storytelling.
Signe des temps, la Maison Blanche a demandé aux réseaux sociaux de maintenir leur service pour permettre aux Iraniens de communiquer.
Ce qui compte, c’est qu’une troisième révolution a lieu en Iran. Ceux qui partagent des informations prennent de grands risques. Ils franchissent la censure en débordant les canaux traditionnels, ils lancent un appel à la démocratie qui se fait connaître au monde par le numérique. A tous les niveaux, c’est une page de l’histoire qui s’écrit. C’est le Tianamen iranien des digital natives, espérons du fond du coeur qu’il se termine autrement.
Un nouveau hashtag a fait son apparition «gr88» qui signifie tout simplement Green Revolution 1388 (2009 dans le calendrier iranien) !
NB : Pendant quelques heures, le site de la BBC s’est coloré de vert.
En quelques jours, les utilisateurs de Twitter ont fait entendre leur voix ! Ils ont utilisé avec détermination le hashtag #CNNFail, comme nous l’avons évoqué à plusieurs reprises ici, pour demander à la chaîne d’info américaine de couvrir les événements iraniens. Et cela avait porté ses fruits.
Cette nuit, des utilisateurs, dont le québécois Claude Malmaison (emergent007), ont demandé à Twitter de reporter la maintenance programmée de leur service, en invoquant le rôle essentiel de cet outil pour les Iraniens aujourd’hui.
Le hashtag #nonmaintenance est parti, et a été rediffusé, puis rediffusé, très, très vite. Il est remonté dans le TOP 10 des conversations sur twitter, pour monter à la troisième position et parvenir à la deuxième. À ce moment-là, l’équipe du service a décidé de décaler la maintenance en fonction du fuseau horaire iranien.
On a beaucoup théorisé sur la sagesse des foules, la puissance des utilisateurs ! Or, aujourd’hui, nous venons peut-être de vivre les deux premiers exemples les plus frappants. Les réseaux sociaux qui interpellent les médias traditionnels avec succès. Et les utilisateurs qui demandent à la plateforme de considérer la situation. Les responsables ont pris la décision de maintenir le service pour aider la poignée d’Iraniens qui communiquent à travers le microblogging.
Le tag a été utilisé comme un message, il a remplacé l’antique pétition.
[Edit] Commentaire de SachaQS :
“Ce qui est également vraiment significatif dans cette histoire est qu’une poignée (j’ignore combien) d’utilisateurs peut influencer non pas twitter (qui n’était pas responsable de la coupure de service annoncée), mais NTT America, un gros opérateur IP Américain, qui était à l’origine de cette maintenance réseau. C’est à elle seule qu’incombait la décision de mener ou non cette opération de maintenance. Chapeau bas pour l’avoir repoussée.
Je ne pense pas que l’on puisse assister une telle prise de décision et une telle réactivité de la part d’une quelconque entreprise en réponse à un modeste mouvement citoyen, chez nous en .fr. Car seulement 3 heures se sont écoulées entre l’annonce de la coupure et son report ! Bravo ! :)”
Avec plusieurs amis et contacts, je mène une expérience d’un nouveau type : relayer des informations et des commentaires en temps réel sur les événements en Iran.
Depuis samedi soir, nous avons fait un travail collectif (crowdsourcing) pour vérifier autant que possible les sources sur twitter. Trouver les bonnes personnes à suivre (”follow”) basées pour la plupart en Iran. Plusieurs d’entre nous ont veillé deux jours et deux nuits de suite.
En temps réel, nous avons partagé avec eux des moments tendus, comme lorsque, toujours samedi soir, ils ont eu des coupures de téléphone, la BBC a été censurée, les SMS ne passaient plus, le réseau mobile était inaccessible et parfois, il y a eu aussi des coupures d’électricité. Malgré cela, plusieurs d’entre eux ont trouvé, comme les Geeks Chinois par exemple, des failles permettant de contourner la censure. Utilisant des proxies par exemple. Certains expliquaient qu’ils pouvaient envoyer des tweets, mais ne pouvaient lire ceux des autres.
Les manifestations spontanées de samedi soir ont rapidement été reprimées. Les messages qui circulaient pouvaient être vérifiés après coup et nous permettre de reconnaître les bons canaux d’information, et ceux qui avaient la prudence de mentionner quand ils n’étaient pas certains de la véracité de leurs propos.
Des étudiants étaient dans un profond désarroi, lorsqu’ils ont constaté que les médias internationaux, notamment CNN, ne couvraient pas du tout les événements. On sentait clairement que si l’attention des opinions publiques mondiales n’étaient pas portée sur eux, la répression pourrait être bien plus sévère et violente.
Les journalistes sur place ont eu énormément de difficulté à travailler, comme ils ont pu le relater dans leurs reportages diffusés malgré tout dès le dimanche. Une équipe d’ABC a vu son matériel saisi (caméra et cassettes), mais elle a enregistré et diffusé plusieurs séquences tournées au téléphone portable. Idem pour une équipe italienne.
Dans les multiples vidéos qui ont circulé via YouTube montrant les manifestations, on voit un geste désormais classique, des bras levés filmant avec des mobiles. Des photos amateurs ont également circulé via TwitPic.
Alors que sur les réseaux sociaux, on prenait conscience des événéments qui se déroulaient, un vent de mécontentement se levait : pas un mot sur CNN ou les grands médias. C’est à ce moment-là que le hashtag #CNNFAIL est apparu. Et le mot est passé pour faire remonter ce thème de conversation dans le TOP 10 de Twitter. Espérant attirer l’attention des médias. La crainte étant qu’un drame ne se déroule là, sans que personne n’en parle.
Il y a vingt ans, CNN avait acquis une solide respectabilité avec la couverture des événements de la place Tiananmen. Les “digital natives” se retrouvaient consternés face à un téléviseur muet. C’est peut-être la première fois que le décalage entre le traitement des médias et celui des médias sociaux était aussi palpable pour tous.
Dans la nuit de samedi à dimanche, des infos passaient par bribes, car les iraniens avaient de très grandes difficultés à trouver des moyens de se connecter. On s’inquiétait de leur silence. Ces tweets étant comme une lueur dans cette obscurité. Et leur désarroi filtrait. Utilisant des proxies ou envoyant leurs messages directement via l’API de twitter par exemple. Certains expliquaient qu’ils pouvaient envoyer des tweets via le robot mis en place par ping.fm sur messagerie instantanée GoogleTalk, mais ne pouvaient lire ceux des autres. Des sites d’infos iraniens ont été bloquées ou pirtatées.
Le mot s’est répandu comme une traînée de poudre, notamment via twitter : crier des “Allah o akbar” et des “mort au dictateur” depuis les toits et les balcons de la capitale (action à la fois efficace et relativement sûre pour la population). La nuit de samedi à dimanche a retenti de ces slogans, et l’appel a été lancé aujourd’hui de renouveler l’expérience tous les soirs, de 9h à 11h.
Dimanche, la tension est montrée d’un cran. Les descentes de police dans les universités ont été relayées. La nuit dernière (de dimanche à lundi), il y a eu des attaques dans les internats des universités, assiégés par les forces de l’ordre et apparemment par des milices Les informations circulant n’étaient peut-être pas tout à fait justes, mais après tout, lors d’événements de ce type, les médias se contentent eux aussi bien souvent de supposer. Ce qui compte, c’est de nuancer, de préciser.
Sous la pression des médias sociaux, aujourd’hui, lundi, CNN a ouvert plusieurs comptes sur Twitter pour relayer les articles et reportages. Les moyens de contourner le verrouillage d’Internet circulaient et ricochaient sur twitter, pour espérer atteindre sur place ceux qui tentaient de partager leurs infos ou leurs commentaires. Nous avons beaucoup partagé nos sources et utilisé la recommandation pour conseiller qui suivre sur twitter. Ainsi, certains twitters sont passés de quelques dizaines de followers à des centaines voire des milliers. Et quand des comptes diffusaient des informations fausses, des alertes étaient aussi transmises pour recommander de ne pas les suivre et de ne pas les rediffuser. Un bel exemple d’intelligence collective. Depuis plus de quatre ans, nous pensons dans MemoireVive.tv que le téléphone mobile et les réseaux sociaux vont bouleverser le paysage médiatique et politique.
Les participants des réseaux sociaux actifs ont bien compris le rôle actif qu’ils pouvaient jouer à distance : celui de relayer, d’amplifier les informations, pour leur donner une portée politique. Espérant bien sûr que les journalistes couvrent les événements et que les politiques jouent aussi leur rôle.
La vitesse de diffusion des tweets peut être puissante. Par exemple, Sacha et moi, avons à nous deux un réseau de plusieurs milliers de personnes, car nous diffusons sur toutes les plateformes sociales et augmentons ainsi nos audiences. A cela s’ajoute plusieurs de nos proches comme Tatiana, amis ou contacts. Rapidement, certains messages touchent des milliers de personnes. Et quand certains atteignent les médias, bien sûr, cela touche des millions ou des centaines de millions de personnes.
Accéder à ce flux de commentaires ou d’informations est rapide. Pour en extraire du sens ou de la valeur ajoutée, il faut du temps, le vôtre, pour apprendre à identifier des sources, et le temps de vos contacts qui participent au filtrage et à la validation. Cet investissement de temps partagé porte ses fruits puisqu’il permet de se repérer dans cette forêt vierge.
Ce qui change aussi la donne, si on fait une comparaison avec les événements de Tiananmen en 1989, c’est que la frustration est beaucoup moins grande quand on peut discuter avec des personnes sur place et leur porter une aide à distance, comme à cet étudiant qui a demandé à Tatiana de contacter CNN. En quelques dizaines de minutes, elle a écrit un mail et plusieurs autres personnes ont repris le texte pour écrire à la rédaction. Les réseaux sociaux impliquent l’utilisateur. Chacun est un canal.
L’individu avec son réseau participe aux processus de construction de l’information, et les journalistes ne peuvent que bénéficier de l’aide de ces vigies.
Cette note est très régulièrement actualisée, depuis samedi soir, avec de nouveaux liens (grace aux échanges sur twitter). Ajoutez pour suivre en direct : NatachaQS sur Twitter sur FriendFeed ou Facebook, je live-micro-blogue sur les trois réseaux Pour les manifestations de lundi, descendre plus bas dans le billet.
[MàJ] For info on #IranElection / Iranian Twitterers in Iran follow : @mahdi @mousavi1388 @StopAhmadi @mohamadreza @IranRiggedElect @iranbaan @Gita @Shahrzadmo @alirezasha @smileofcrash @Mynumberone1988, @jimsciuttoABC, @oxfordgirl
(via NatachaQS, tfsalomon, jstrevino, benatlas) #iranelection
Pour ajouter plus facilement avec les liens cliquables : voir mon tweet et celui de tatiana.
Pour suivre les événements en Iran, les protestations, les arrestations, les coupures de téléphone, de SMS, de communications internationales, des réseaux sociaux (FaceBook, Twitter), de la télévision (BBC) vous pouvez consulter le moteur de recherche de Twitter (hashtag #iranelection) ou ajouter plusieurs personnes comme Mahdi Taghizadeh (mahdi) qui vit et travaille (et twitte) à Téhéran, aussi mousavi1388 (qui se présente comme le compte de MirHossein Mousavi), voir aussi sur Flickr, et la page Fan sur Facebook (en persan), ses supporteurs sur Twitter (StopAhmadi).
Ou encore toujours sur Twitter : mohamadreza de Téhéran, IranRiggedElect, et iranbaan (en persan uniquement) dont les tweets sont traduits en anglais en direct ici. Ainsi que le magazine en ligne indépendant : TehranBureau, le reporter de la chaîne ABC actuellement sur place Jim Sciutto (jimsciuttoABC), écrivaine et journaliste anglaise oxfordgirl.
#CNNFail, ce hashtag est apparu en fin de nuit (autour de 4h du matin), un vent de contestation se lève dans les médias sociaux pour dénoncer la non-converture des événements par CNN, comme l’a dit Jeff Jarvis: “revolution may be breaking out in Iran. But on CNN and Fox: it’s US healthcare. MSNBC: canned crime show. CNBC: infomercial #CNNfail” ou Robert Scoble : “CNN: you should be ashamed. Horrid news judgment today. Absolutely horrid.” Et SachaQS : “we should all urge @aplusk to tweet about #IranElection & #CNNfail to prove the real power of social media! :)”. CNNFail est remonté très vite dans le top 10 de Twitter.
[MàJ - Dimanche après midi] Un reportage de CorriereTV où l’on voit des ratonnades de manifestants et d’autres vidéos à suivre ci-dessous, ainsi que d’autres liens.
[MàJ - Lundi] Une grande manifestation a lieu actuellement à Téhéran.
Malgré l’interdiction “les rues sont bondées à craquer” dans le centre de Téhéran a raconté un témoin à Reuters. Al Jazeera indique que Kathami, Mousavi & Karoubi se sont joints à la manif de protestation. CNN confirme que Moussavi est bien présent à la manif. Reuters qu’il y aussi des milliers de personnes.
Selon l’AFP la police parle de 1,5 à 2 millions de personnes dans les rues de Téhéran [Edit à 17h]
via (source @tfsalomon + @parizot + @claireinparis).
Les Iraniens et les réseaux sociaux
Cette vidéo qui vient d’être publiée :
Ce reportage que nous avons signalé (linké) samedi soir :
Lors de la pré-soirée électorale, les tweets donnaient la température des estimations à venir. Dès la fin de journée, les veilleurs politiques diffusaient des commentaires. Hier soir, j’ai retwitté deux sondages peu avant 20 h, heure légale de diffusion. J’ai fait suivre deux estimations sérieuses d’instituts dont la source était des journalistes. J’étais dans le feu de l’action.
Il est intéressant de noter deux choses : ce sont des journalistes qui sont à la source de ces infos reprises par plusieurs twitters, et de même les journalistes sont attentifs et reprennent en citation des tweets comme des commentaires dans la presse (voir LePost, mon profil twitter est passé aussi sur BFM TV).
Mais heureusement, l’Express.fr qui a interrogé le Ministère de l’Intérieur rassure en indiquant que celui-ci «réfléchit à une modification du code électoral», et qu’en attendant, comme il n’a pas fait de veille, il n’ont rien constaté : il n’y aura donc aucune poursuite. “Ça ira donc pour cette fois-ci”.
Suivez en temps réel, les tweets en 11 langues différentes, grâce au service citoyen Twitlife développé par Natacha QS et Sacha QS (MemoireVive.tv & imarginal.com). Pour participer au twitlife européen, il vous suffit d’utiliser vos aussi le tag #EU09 dans vos tweets, ainsi que dans vos photos (twitpics) et vidéos (Qik) qui seront automatiquement intégrés dans le site.
Le compte twitter de EU09twitlife est suivi par un peu plus de 700 personnes, plus de 15 000 tweets ont déjà été agrégés, vous pouvez reprendre les widgets personnalisés disponibles pour vos blogs, visualiser le site très facilement sur tous les iPhones et smartphones, et sélectionnés la langue de votre choix.
Plus l’heure avance, plus le flux s’accélère. Le flux a été incroyable pendant la soirée sur le Twitlife des Européennes, il a reçu 10 000 tweets rien que le 7 juin ! Et 24332 tweets depuis son ouverture. Et ce n’est pas fini.
Le 7 juin à partir de 19 H, Twitlife a été présent sur la Une du Post.fr dans le cadre de sa soirée électorale en partenariat avec Arte (27etmoi.arte.tv).
Retrouvez aujourd’hui dans le cadre de la Journée de l’Environnement, les avatars sur Second Life pour visionner ensemble le film HOME de Yann-Arthus Bertrand.
Téléportez vous pour entrer dans le nouvel auditorium principal (architecte Tatiana F-Salomon). Le film sera projeté en continu sur l’île verte ouverte exceptionnellement pendant le week end.
(自由, liberté en chinois, banderole des Humains Associés, 1989)
Je me souviens de juin 1989. J’étais très jeune et l’association Les Humains Associés participait aux commémorations du bicentenaire de la Révolution française et de la Déclaration des droits de l’Homme de 1789 (voir la vidéo ici).
La nuit du massacre fut un énorme choc, car ce mouvement important était totalement pacifiste. À Paris, peu après, le jeune dissident chinois, leader du mouvement étudiant, Wuer Kaixi, participait aux rassemblements face à l’Ambassade de Chine en France. En le voyant, je pensais au courage de l’engagement.
Sacha et moi qui accompagnions Tatiana, avons vendu de grandes quantités de badges avec la Déesse de la démocratie. Je me souviens de nos poches pleines de la monnaie que nous récoltions, au profit des étudiants dissidents. Et sur la terrasse du magazine ACTUEL, nous avions participé aussi à l’opération «Fax pour la Chine», qui consistait à envoyer à des numéros de fax sur place, une édition d’un journal pour la démocratie relatant les faits. Un geste symbolique contre l’occultation de la vérité.
Vingt ans après, ça continue ! L’Internet est totalement filtré en Chine. Pas moins de 30 000 policiers s’y emploient. De nombreux blogueurs sont emprisonnés et nous apprenons sans surprise, aujourd’hui que Twitter est censuré, ainsi que YouTube, Flickr, Hotmail, Tumblr et les plateformes Wordpress et Blogger.
Certaines voix ne se taisent pas (les mères de Tianamen ou récemment des intellectuels à Pékin, voir la note des Humains Associés). Nous faisons bien peu pour soutenir le mouvement démocratique chinois… (MàJ : Lire cet article de Slate : Tian’anmen, 20 ans de silence et aussi le commentaire chevchev71).
Dans ses mémoires posthumes, Zhao Ziyang premier ministre pendant les événéments (que l’on appelait le «Gorbatchev chinois») a écrit : «C’est le système occidental qui a le plus de vitalité et correspond aux exigences d’une société moderne».
La Chine bloque twitter et Bing en prévision de l’anniversaire de Tiananmen
Il est de notoriété que la Chine contrôle de façon rigide tout ce que ses citoyens font et voient en ligne, particulièrement en ce qui concerne les contenus en provenance de l’étranger. YouTube a été bloqué pendant un certain temps et bien que Wikipedia ait aussi été bloqué, le site est progressivement devenu plus accessible. Mais aujourd’hui, les autorités chinoises font peser leur censure sur nombre de services incluant twitter, Flickr, Bing, Live.com, Hotmail.com, Blogger… Une situation qui rappelle une certaine Grande muraille de Chine (great firewall of china).
(Source : uk.techcrunch.com et StevenJambot).
Légendes photo / documents de 1989 : Banderole des Humains Associés “自由” / Liberté en chinois.
Badges datant de juin 1989 de soutient aux étudiants chinois du mouvement pour la démocratie de 1989. Tiananmen Square protests of 1989. Badge rouge du mouvement AD89 + Les Humains Associés / The Associated Humans, 1989 : “Déesse de la démocratie / The Goddess of Democracy”.