Mémoire Vive et Parlons Blogs initient une collaboration inédite - une première en France - une expérience de video-blogging télévisuelle (en live, si les conditions techniques le permettent) : des reportages de notre blog seront diffusés à l’antenne dans la revue des blogs. Cette expérience est une collaboration éditoriale non commerciale.
Cette opération s’inscrit dans une série de collaborations évenementielles de MémoireVive avec un média.
La nuit américaine
Dans la nuit de mardi à mercredi (du 4 au 5 novembre), nous allons élire le Président des Etats-Unis ;-), le peuple américain va se rendre aux urnes, toute la planète aura les yeux tournés vers Washington.
L’équipe de Mémoire Vive se promènera dans Paris pour réaliser une série de vidéos, le fil conducteur de notre soirée : récolter des réactions, prendre la température après de certains blogueurs ou experts de la netpolitique.
Sur Public Sénat au cours de la nuit spéciale, Caroline Deschamps qui anime l’émission bimensuelle «Parlons blogs», suivra en direct les commentaires de la blogosphère francophone et les réactions des blogueurs Républicains et Démocrates. Depuis, le Palais du Luxembourg, elle fera en direct une «revue de blog» toutes les heures de 3 h à 8h30 du matin.
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Par le passé, pendant la campagne présidentielle de 2007, nous avons eu des extraits de nos reportages repris (sans rémunération) notamment sur la chaîne France 24 ainsi que par plusieurs sites de presse.
L’originalité de MyMajorCompany tient de son modèle : ce label de musique vend des parts aux internautes. Chaque part vaut 10€. Il en faut 7000 (70 000€) pour que l’album d’un artiste soit produit, un clip tourné et sa carrière lancée, par des professionnels bien entendu.
L’artiste touchera 20% sur le revenu des ventes et les producteurs/actionnaires/internautes se partageant 30% entre eux. Et ça marche. Ce drôle de label lancée il y un an à peine, fait désormais partie des producteurs de musique à succès puisqu’un des artistes qu’elle produit est disque d’Or : Grégoire.
Les Girl Power avec leur sprezzatura attitude à la tribune présidentielle : Isabelle Galy, Natacha QS, Tatiana F-Salomon, Cécile Moulard, Moïra Marguin. A cette occasion, girlpower3.com est venu un blog collectif, voir note d’Isabelle Galy et les autres clichés, photos de Sacha QS.
C’était la troisième tentative. La présentation du plan numérique 2012 ayant déjà été reportée plusieurs fois de juillet à octobre, la déception s’est lue sur tous les visages quand Éric Besson a remplacé au pied levé Nicolas Sarkozy lundi dernier — la faute à la crise financière, bien sûr prioritaire.
On aurait en effet aimé voir comment le Président allait soutenir le numérique et soutenir la dynamique, engager le pays. Car ce n’est pas tant ce qui est dit qui compte que la façon dont cela est dit. Deuxième déception, il n’y a pas eu d’annonce forte. Le plan numérique «ne fait pas rêver». Le résultat présenté n’est pas lisible pour les Français. Il était plutôt étonnant d’avoir le sentiment d’être retourné en arrière, et pour faire bref, à la technocratie française, au top-down et à l’obsession pour les tuyaux. Comme si on n’avait pas tenu compte de la révolution numérique de ces dernières années — de l’Internet jusqu’au téléphone mobile, des blogs, de l’UGC, jusqu’aux réseaux sociaux — ni de ce que le web social et l’Internet des objets étaient déjà en train de changer en profondeur dans des pans entiers de notre société. La révolution numérique n’est pas qu’une révolution industrielle, c’est une révolution sociale qui place l’internaute au cœur de ce mouvement et non à côté.
C’était la première fois que tous les acteurs du numérique, des acteurs aussi variés, étaient rassemblés : des patrons de chaînes de télé, d’opérateurs, d’universités, des directeurs de multinationales et des plus grandes agences de publicité, des politiques, des acteurs indépendants (associations), des experts, etc. Mais il y avait trop peu d’entreprenautes.
Cela n’a pas dû être facile pour Éric Besson de produire un tel rapport, car il n’est pas un spécialiste du numérique — il le reconnaissait lui-même. Mais François Fillon, à La Cantine, ne manquait pas de rappeler à quel point, il était féru d’Internet et des technologies.
Il y a des mesures intéressantes dans ce rapport que les spécialistes n’ont pas manqué de relever (comme la création de 400 cyberbases dans les écoles, j’avais moi-même proposé de fortifier le réseau des Espaces publics numériques ou la promotion du télétravail). Mais il faut aller plus loin, pour les contenus, les usages, car la fracture numérique est puissante. Il faudra une puissante volonté d’action pour l’empêcher de croître, pour ne pas ajouter une nouvelle exclusion aux autres.
Je ne cache pas aussi que je regrette que les discussions que j’avais pu avoir avec Éric Besson et son cabinet autour de la néthique (voir le dîner des dix blogueurs), de la citoyenneté ou des mondes virtuels (voir l’atelier auquel j’ai participé) se soient comme évaporés et que le numérique ne soit pas perçu comme un outil d’émancipation pour les femmes (voir commentaire de Mine qui a compté le nombre de fois que le terme “les femmes” est cité dans le rapport). On continue de persévérer.
On ne pourra pas éternellement repousser une action réelle pour l’éducation, l’éthique, la gouvernance du Web, le développement durable et créer les conditions favorables à une autorégulation. Ces questions toucheront tout le monde. Nous avons donc encore tous beaucoup de travail pour stimuler la prise de conscience. C’est très bien de penser au troisième âge et de chercher à réduire la fracture numérique chez les séniors, mais les digitals natives grandissent, ils agiront, ils travailleront et ils voteront (peut-être)…
La crise financière nous a fait progresser en Europe, avec la formation de l’Eurogroupe. Quand l’urgence de cette crise majeure sera traitée, on peut penser que la France n’en restera pas là.
C’est donc aujourd’hui qu’il faut penser à nos valeurs et aux nécessaires repères. C’est le message que nous portons dans l’association Les Humains Associés dont je suis secrétaire générale, nous qui sommes devenus des humanistes numériques à l’aube du Web.
NB :
Mike Dertouzos, directeur au MIT : ” Les trois premières révolutions socio-économiques ont été fondées sur des objets : la charrue pour l’agriculture, le moteur pour l’industrie et l’ordinateur pour l’information. Peut-être le temps est-il venu pour une quatrième révolution, dirigée non plus vers des objets, mais vers la compréhension de la plus précieuse ressource sur Terre : nous-mêmes. ”
La soirée du réseau féminin Girl Power 3 s’est déroulée au coeur de la magnifique bibliothèque historique de l’École nationale supérieure des beaux-arts.
Dès l’entrée des Beaux Arts, rue Bonaparte, dans la grande cour, on se croirait en Italie. On suit les panneaux indiquant GP3 : une grande porte se dresse devant nous, puis un escalier en pierre en restauration, enveloppé d’un échafaudage, et on arrive dans la grande bibliothèque classée monument historique. Au bout d’une vaste table ancienne, un projecteur et un écran avec Second Life.
Moïra Marguin, membre de Girl Power 3 et responsable du pôle numérique des Beaux-Arts, nous accueille avec Jany Laugay et Sylvie Montagnon. Cette vaste salle peuplée de livres nous téléporte à Florence. Autour de la table environ quarante-cinq femmes : il n’y a pas assez de chaises pour nous accueillir toutes. C’est suite à la demande de nombreuses membres que nous avons organisé cette visite sur les territoires virtuels. Tatiana, qui est architecte sur Second Life, a proposé une promenade sur plusieurs îles qu’elle a conçues, dont la dernière : «Paris Rive Gauche». C’était une séance d’initiation et de découverte de ce métamonde, à travers sa dimension créative et esthétique.
Nous avons présenté pour la première fois l’ile “Paris Rive Gauche”, ainsi que “Neutrino Campus”, qui abrite les premières pierres de l’Université européenne du futur, et terminé par un survol de “l’Île Verte”. Une majorité de membres avaient créé leur avatar au début de la vague Second Life, mais cette immersion dans un environnement visuel esthétique leur a permis de redécouvrir SL et ses possibilités.
Les Girl Power ont envie d’aller plus loin, et lors du cocktail, on discutait déjà de la personnalisation des avatars, des possibilités nouvelles pour le télé-travail ou la vente d’objets immatériaux, des grandes sociétés qui s’y sont implantées, ainsi que des nouveaux métiers qui se créent autour et dans les métamondes. L’atmosphère était joyeuse, le bonheur de se retrouver après la pause estivale flottait dans l’air.
Il y avait les piliers du groupe comme Isabelle Galy, Audrey Defretin, Isabelle Juppé, Pascale Reynaud, Katja Tochtermann, Marilyne Lacaze, Emmanuelle Falsanisi, Nathalie Vandebeulque, Caroline Deschamps. Ainsi que de nombreuses autres femmes comme Cécile Moulard (Club Sénat) ou Myriam Multinger (Public Sénat).
Lors de cette rencontre, après une journée chargée, chacune laisse derrière elle, pour quelques heures seulement, compagnon, enfants, dossiers. Cette soirée est une bulle temporelle, un moment rien qu’à nous. Aux Beaux-Arts, c’était une très belle soirée de rentrée.
Et notre démarche commence à trouver de l’écho. Plusieurs représentantes de Girl Power 3 sont invitées à l’Élysée pour assister à la présentation du Plan numérique 2012 par Nicolas Sarkozy. Le même jour, Girl Power3.com passe à l’étape suivante en devenant un blog collectif alimenté par plusieurs expertes de domaines différents.
P.-S. : L’heure a tourné si vite que nous n’avons pas eu le temps de réaliser notre podcast, nous devions quitter les lieux.
Le réseau féminin Girl Power 3 et ses rendez-vous mensuels se développent. Aujourd’hui vient de paraître un article «Internet, la nouvelle libération des femmes» dans le magazine ELLE, dans lequel notre groupe est présenté ainsi que des d’autres initiatives initiées par plusieurs femmes (voir ici et aussi ici : «Le numérique, instrument de l’émancipation féminine»)
En direct des Beaux-Arts, mercredi soir, nous diffuserons notre émission mensuelle «Girl Power 3» sur Mémoire Vive. Le thème de cette septième édition : art, créations sur Second Life avec Tatiana F-Salomon et Moïra Marguin.
Le player Qik sera ajouté ici, suivez l’alerte de diffusion via Twitter.
Girl Power 3 aux Beaux Arts
Mercredi soir (le 15), les femmes du réseau Girl Power 3 se retrouveront aux Beaux-Arts pour une rencontre autour de la création dans Second Life. Lors de la soirée, notre émission Gp3 sera diffusée via Qik. Suivez-nous sur twitter pour suivre nos séquences ! Natacha QS, Sacha QS, Girl Power 3.
Plan numérique 2012 Le discours de Nicolas Sarkozy a été reporté à la semaine prochaine, à cause de la crise. Lundi matin (le 12), Mémoire Vive, néthique et Girl Power 3 seront ensemble présents pour assister à la présentation officielle du plan pour le développement de l’économie numérique par Nicolas Sarkozy. Nous réaliserons un live depuis l’Elysée.
Europe
Samedi matin (le 10), nous serons en route pour Nantes pour participer, la journée au Forum «Paroles d’Européens» avec Bernard Kouchner et Jean-Pierre Jouyet. (Il n’a pas été possible de réaliser de live !).
(Le secrétariat d’Etat chargé des affaires européennes nous a conviés à faire une proposition pour le débat “Paroles d’Européens” et à nous rendre à Nantes, le 11 octobre pour le forum avec les jeunes qui proposeront 12 projets pour 2020. Nous avions rencontré Jean-Pierre Jouyet, au Quai d’Orsay, le 12 septembre).
Ma proposition pour l’Europe de 2020 est de créer l’Université Européenne du Futur sur Second Life, un projet auquel nous croyons depuis presque deux ans (voir la première version de l’ile Neutrino Campus ici), et dont nous poserons la première pierre, d’ici quelques semaines, pour un laboratoire universitaire de Paris VII.
Ce projet : un continent européen de la culture, des sciences et de l’éducation dans Second Life, regroupant des institutions culturelles, des universités, des musées. À l’instar du campus NMC qui réunit plus de 250 universités et écoles américaines sur plus de 150 îles dans Second Life. Chaque jour, sur le NMC, des professeurs et des étudiants se rencontrent lors de workshops et de séances de télé-enseignement. Nous sommes, en France et en Europe, terriblement en retard. Pourtant, la télé-éducation est un formidable moyen d’apprendre et d’avancer, surtout dans une période difficile du point de vue économique et écologique.