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Archive for septembre, 2008

sept
25
2008

Karl Zero et son film Being W


Dans ce podcast diffusé en live 3G, nous parlons avec Karl Zéro de son nouveau film, de son émission sur BFMTV et des deux lapins posés par Pierre Moscovici et Paul Quilès, les blogueurs et la télé (propos de JC Dassier)? Nous avons vu, hier soir en projection privée le dernier film de Karl Zéro et Michel Royer.
(voir les commentaires vidéo sur seesmic)

Being W de Karl Zero (projo privee / blogueurs)

Le président Bush est un héros de cinéma (pour preuve, Oliver Stone lui consacre son prochain film). “Being W” ou “Dans la peau de George W. Bush”, on retrouve un président plutôt attachant et sympa. Karl Zéro ne le voit pas comme un politique idiot. Dans le film, W parle à la première personne et en anglais. La voix de l’imitateur est très réaliste et nous fait rentrer en quelques secondes dans la peau de George. Les auteurs n’ont pas besoin d’accentuer les traits de caractère, ni d’être méchants, ni d’utiliser d’autres mots que les siens tellement Bush et ses propos originaux sont caricaturaux. Et puis, aujourd’hui être contre W est consensuel.

Si la première partie est plutôt fun — l’effet comique des bushisms est garanti, sans parler des effets de décalage qui fonctionnent bien avec certaines scènes (le petit chien de W y tient presque un second rôle !) — le coeur du film, lui, est plus délicat, car il touche au drame. C’est un pari difficile de faire un film drôle sur une double présidence plongée dans l’engrenage meurtier post-11 septembre, avec une guerre qui a toujours lieu et ses morts quotidiens. On se serait d’ailleurs bien passé des images d’enfants morts, qui sont montrées, on ne sait pas trop pourquoi. On voit des images très rapides, de l’effondrement de la façade du Pentagone, fournies par le Pentagone lui-même et jamais vues selon les deux auteurs. On reconnaît la patte de Michel Royer dans le montage des archives, le film est bien réalisé.

Being W de Karl Zero (projo privee / blogueurs)

Pendant le débat, Karl Zéro raconte que lors d’une projection à Cannes (d’une préversion) le premier américain à l’avoir vu était une femme, qui avait certes aimé, mais en était sortie en pleurant. La Guerre en Irak tue des deux côtés de la ligne, elle coûte horriblement chère à l’Amérique et on en voit pas encore la fin. Le monde n’est pas plus stable et les Russes n’ont pas dit leur dernier mot. Bush essaye de rassurer les Américains et le monde, et il n’y parvient pas.

W a été intelligent. Il a fait croire qu’il était un bon cow-boy, alors qu’il a fait l’une des plus prestigieuses universités américaines, Yales, et est issu d’une famille puissante. Son dillitantisme apparent cache un redoutable politique qui a été deux fois Président. Le film est réellement tragicomique, aux frontières de la fiction, avec parfois une approche documentaire. Sortir du film en concluant que W est un idiot serait céder à la facilité. Mais on peut aussi se demander comment une majorité d’Américains a pu croire a autant de mensonges, martelés encore et encore. Aujourd’hui, il est clair qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive en Irak. Cela fait réfléchir sur la politique à l’heure de l’hypermédiatisation. Nous avons du mal à comprendre en France, ce qui peut conduire un tel personnage à la tête des États-Unis, de même, nous avons autant de mal à comprendre l’effet Palin et que Mc Cain sera, probablement, le prochain Président des États-Unis.

nqs

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sept
23
2008

Le Web 08 par Loïc Le Meur (vidéo)

On ne présente plus Loïc Le Meur, créateur de la société franco-américaine : Seesmic et organisateur de la conférence européenne Le Web 08 avec Géraldine Le Meur (voir son podcast ici spécial Girl Power 3). Cette année, Le Web se déroulera à Paris au 104, du 9 au 10 décembre. Mémoire Vive et Girl Power 3 y participeront bien sûr !

A noter, la naissance “Le Web’08 - Le off“.

Podcast également disponible sur Dailymotion.

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sept
23
2008

Le Web 08 présenté par Géraldine Le Meur

Géraldine Le Meur et son mari Loïc organisent la conférence Le Web, évènement européen majeur en la matière. Ils proposent une réduction aux membres du réseau Girl Power 3 (l’année dernière le Girl Power 3 au Web 2, c’était ça).

Podcast également disponible sur Dailymotion.

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sept
20
2008

Médias publics : à quand l’e-participation ?

Conf de presse de public s?nat
Photo diffusée en direct sur le Web via mon mobile.

La première fois que j’ai vraiment prêté attention à la chaîne Public Sénat, ce fut lorsque la chaîne organisa les débats opposant les candidats des primaires socialistes en 2006, pour l’investiture présidentielle. Je trouvais que cela accompagnait bien le mouvement : plus de contenus politiques, plus de débats. Rappelez-vous, à l’époque, on entendait dire que les Français avaient une inappétence pour la politique.

Quand, il y a quelques jours, j’ai twitté que j’assistais à cette conférence de presse de la chaîne, des camarades m’ont posé des questions et j’ai répondu selon les infos fournies : la chaîne coûte un peu moins de 15 millions d’euros par an. Il n’y a pas de mesures d’audience, car une telle étude coûte 300 000 euros. Certaines personnalités, tel Jacques Attali, collaborent gracieusement à la chaîne.

La démarche de diffuser en direct l’élection du président du Sénat — peut-être même un conseil des ministres (ce qui m’a paru utopique, même si c’est Elkabbach lui-même qui a dit attendre le feu vert) — m’a paru intéressante ; pour aller au-delà de ce qu’évoque le conseil des ministres, dans notre imaginaire : la montée furtive de l’escalier de Matignon, ou au retour, le ministre qui grimpe dans sa voiture de fonction. La chaîne, qui n’a pas d’impératif d’audience, peut se permettre de diffuser des heures de débats, et de proposer ainsi des émissions un peu différentes.

En écoutant Jean-Pierre Elkabbach, j’imaginais très bien de l’e-participation autour de ces débats politiques. Plus largement, je pense que les médias du service public devront devenir sociaux, plus encore que les médias privés. Je crois que cela fera même partie de leur mission. Bien sûr, il y a des craintes comme celle de sombrer dans le populisme ou dans la démocratie d’opinion. Certes, il y a des risques. Il y en a aussi un autre, celui qui fera que les plus jeunes d’entre nous s’intéressent peu à la chose publique, au bien commun.

L’éparpillement de l’audience (en niches, communautés, micro ou nano audiences, bref la «longue traîne de l’attention») est peut-être corrélé avec la croissance de l’info-centrisme : on préfère passer un temps conséquent à scruter les mouvements de nos friends sur facebook (les réseaux sociaux font même baisser l’audience du porno sur le Web !) que de s’informer auprès des médias généralistes. Ce basculement est profond (moi-mon-entourage vs les-autres-le-monde). L’enjeu est donc de reconcentrer l’audience qui se disperse en mille éclats, pour tirer des revenus de la publicité en ligne. Ruppert Murdoch, qui l’a bien compris d’ailleurs, change de stratégie pour le Wall Street Journal (WSJ), en développant un réseau social (MàJ, lire : “Le WSJ.com transformé en media social“). Le journal compte un million d’abonnés payants. Les médias traditionnels doivent s’adapter vite. Aujourdui, ils s’hont bien obligés de le reconnaître, comme le dit Jeff Mignon : “la presse d’information traverse une crise profonde et fondamentale de valeur“,certains annoncent déjà un clash de générations

Ce graphique montre la palette d’outils et de communautés qui forment une conversation globale aujourd’hui sur le Net. Cet ensemble vampirise l’audience des médias.

The Conversation Prism (in french)

source de l’illustration - traduction - imarginal.com

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sept
12
2008

[MàJ] Rencontre avec Jean-Pierre Jouyet : l’e-democratie, une chance pour l’Europe

Jean-Pierre Jouyet - Quai d'Orsay

Le cabinet du Secrétaire d’État aux affaires européennes a convié huit blogueurs au Quai d’Orsay pour échanger avec Jean-Pierre Jouyet. Il est plutôt jovial et moins «techno» qu’on a pu le dire. But de la rencontre : nous faire découvrir le forum qui aura lieu à Nantes en octobre prochain : “12 projets pour 2020. L’Europe de demain” (europeens.touteleurope.fr). Ce forum a pour ambition de consulter plus de 500 jeunes venus de toute l’Europe et de faire remonter leurs propositions. Jean-Pierre Jouyet nous brosse un rapide panorama de ce qu’il attend de ce forum nantais. Les internautes sont invités à y participer activement (voir la vidéo, à la fin du billet).

Jules de Diner’s Room évoque dans une question le concept d’opinion publique européenne. Le ministre ne pense pas qu’elle existe. L’Europe, c’est un regroupement de 27 pays avec des visions bien différentes sur certaines questions, à l’instar des conceptions juridiques anglo-saxonne, germanique ou française, très dissemblables.

À l’entendre, une évidence se fait jour : trouver des consensus avec autant de pays différents doit être complexe. C’est sans doute un long apprentissage pour apprendre à travailler et diriger ensemble. Dommage que les politiques ne bloguent pas les coulisses de cette aventure. L’Europe a très certainement besoin d’un haut représentant pour les affaires étrangères. On se fait une petite idée de la complexité de la charge.

Jean-Pierre Jouyet - Quai d'Orsay

Jean-Pierre Jouyet cite un sondage sur son blog, rappelant qu’une personne sur deux estime que l’Euro symbolise le mieux l’Union européenne, devant le drapeau européen. Un chiffre qui l’a surprit. Contrairement à lui, ce chiffre ne me surprend guerre, car la monnaie nous est évidemment plus concrète. Et ayant commencé par l’Euro pour essayer de trouver un symbole qui nous réunit, il est normal que nous ayons encore un réel déficit d’identité européenne, identité dont le drapeau est l’emblème.

À propos d’Edvige, il nous dit, en tant que social-démocrate/ socialiste : «ce qui me choque ce sont les informations sur la vie sexuelle». Il précise que c’est en suivant une directive européenne que ce nouveau critère a été ajouté au fichier.

Puis, je lui pose une question : On a coutume de dire qu’en 2005, la campagne référendaire pour le non sur le Web a beaucoup pesé dans les résultats. L’Europe ne devrait-elle pas développer l’e-démocratie et la participation, pour faire dialoguer les peuples et les institutions ? Il répond en substance que les Européens ont une vision abstraite des institutions et qu’il est nécessaire d’organiser plus de forums, d’agoras citoyennes (ce que la Présidence française propose de généraliser). Le conseil de l’Europe doit s’ouvrir et l’Internet est un moyen pour y parvenir. Il s’attarde sur la notion d’e-democratie (qu’il semble apprécier). Il ajoute qu’il est d’autant plus important de ne pas prendre du retard sur l’e-démocratie pour éviter les écueils de la démocratie directe et à travers les médias, de la démocratie d’opinion (il n’a pas utilisé ce terme, mais c’est ce que j’ai compris implicitement).

Au moment de prendre la photo, j’ajoute : «L’Internet est le deuxième média préféré des moins de 35 ans, c’est donc un moyen important ». Il me répond : «oui, nous comptons sur vous». Sacha et moi aurions aimé approfondir les questions autour de la néthique, de la protection de la vie privée, des données personnelles ou revenir sur ce débat lancé, en juin dernier, par plusieurs eurodéputés sur la responsabilité des blogueurs — ils envisageraient de proposer un label et un code éthique pour les blogs (lire ici). Sur tous ces points, un grand débat participatif européen sur le Web serait crucial et passionnerait sans doute les jeunes du vieux continent. Mais notre discussion se termine, notre demi-heure s’est écoulée bien vite…


Jean-Pierre Jouyet - Soyez acteur du projet européen!
envoyé par parolesdeuropeens

Blogueurs invités (voir leur note lien) : Jules de Diner’s Room, Vincent Ducrey, Quitterie Delmas, Damien Rupied (Publius), Eric L’Helgoualc’h (touteleurope.fr), Natacha Quester-Séméon et Sacha Quester-Séméon (et un journaliste Cyrille de Radio Nantes).

Voir l’album de cette rencontre réalisé par Sacha.

Bonus : l’Ode à la joie (notre hymne européen) revisité par Beaker, l’assistant du Dr. Bunsen Honeydew du Muppets Show.

Ode To Joy from Beaker on Vimeo.

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sept
07
2008

Le blogging politique en mutation

Documentaire : "Blogs vidéos, vers un nouveau média (avec Mémoire Vive / Sacha Quester-Séméon, Natacha Quester-Séméon)

Le blogging politique évolue, car les journalistes politiques eux-mêmes tiennent des blogs personnels ou événementiels. Qu’est-ce que le blogging leur a apporté ? Un changement de ton, la mise en avant des coulisses, une approche plus psychologique (des détails sur les personnages). Pendant les universités d’été du PS, plusieurs grands journaux (comme Le Figaro ou Le Monde) nous ont conté le feuilleton quotidien. Que le style journalistique se renouvelle est une bonne nouvelle, un sujet télé ne pourra jamais donner autant d’informations Le blog réaffirme ainsi l’importance de l’écrit sur l’image.

Il arrive que l’on interroge (encore et toujours !) les blogueurs leur indépendance lorsqu’ils sont accrédités et sur les tentatives d’instrumentalisation. Notamment lorsqu’il y a des invitations spéciales d’un parti politique ou un «syndicat» comme le MEDEF. Quand on sait que les blogueurs peuvent écrire absolument ce qu’ils veulent, exercer cette liberté devrait être un moyen d’éviter ces risques.

Ce questionnement sur l’instrumentalisation concerne aussi les médias qui, quant à eux, ont un réel pouvoir. Un dossier paru dans Télérama (la communication cadanassée de Barack Obama) raconte le quasi-désespoir des journalistes qui suivent la campagne d’Obama. Tout est contrôlé : les images, les propos des personnes interviewées qui répètent les mêmes discours, etc. Dans ces conditions, les journalistes ne peuvent pas pratiquer leur métier. L’un des risques est l’uniformisation de l’info, la répétition infinie. L’équipe de Barack Obama n’est pas la seule à vouloir tout contrôler, et le moindre faux pas, on le sait, peut compter énormément dans la campagne. Mais c’est parce que l’information professionnelle est trop uniforme et fabriquée que les internautes cherchent d’autres points de vue sur la toile. Les blogueurs sont des auteurs indépendants dans un espace, par ailleurs ultra-fermé et extrêmement codifié. À Denver, lors de la convention démocrate, il y avait 15 000 journalistes accrédités et 500 blogueurs, Google avait même développé un espace événementiel payant pour accueillir les blogueurs (Edit : voir billet chez Narvic et chronique radio de Pisani sur RFI).

Cette lutte de pouvoir entre les médiateurs, commentateurs et les dirigeants politiques s’inscrit dans une longue histoire, car leurs intérêts ne vont pas toujours dans le même sens. On peut voir ici, à ce sujet, les propos de Michel Rocard (avec Guillaume Durand), tenus lors d’une conférence à l’université d’été du MEDEF (via Amaury de Buchet).


UE08_Medias_excerpt_Michel_Rocard_small
envoyé par adebuche

La notoriété fait monter la pression et le blogueur politique doit, tout comme l’homme politique, être capable d’en supporter les désagréments. Ce qui est nouveau, c’est la rapidité avec laquelle la violence se déchaîne, une violence qui ne concernait auparavant que ceux qui avaient une notoriété importante. Jean-Michel Apathie a eu la tentation de Venise blogosphérique, mais il s’est retenu à temps. Tout cela fait réfléchir plus d’une personne sur les risques qu’il y a à tenir un blog sur des sujets politiques ou sensibles (depuis quelques jours, les commentaires sont fermés sur le blog «Secret Défense» accessible sur la plateforme de Libé, [edit] qui recevait jusqu’à 500 commentaires par jour). Le Web devient un média de masse, et à cette échelle, l’anonymat des commentaires pose problème. On se demande même, dans ces conditions qu’est-ce que les commentaires apportent ? Ce déversoir est un parfait contre-exemple de l’intelligence collective.

Cette frustration qui se déchaîne dans les commentaires est une conséquence de la domination télévisuelle et des médias de masses qui nous abreuvent d’informations depuis 50 ans, mais ne communiquent pas, ne dialoguent pas avec nous : ils nous disent ce qu’il faut écouter et décident pour nous ce qu’il est bon de savoir

Les médias se servent trop facilement du Net comme d’un moyen pour justifier le trash et la course à l’audience. L’affaire du faux SMS du Nouvel Observateur est le symptôme d’une schizophrénie. On préserve la marque (l’image du titre et du journal papier), mais on se permet des libertés sur le site Web du journal. Or la crédibilité d’un média ne peut plus être séparée de celle de son site, même si l’on peut voir le Web comme un espace pour la transgression ou comme une fenêtre de liberté pour l’information. Les journalistes et les auteurs indépendants peuvent donc se soutenir mutuellement pour défendre la liberté de l’information, le pluralisme et l’indépendance, à condition de défendre également, ensemble, la qualité et l’éthique. Les internautes peuvent aider les journalistes à se poser les bonnes questions.

Aujourd’hui, parce que le paysage médiatique change, des responsables de médias (comme Jean-Claude Dassier de TFI dans Le Point) et des politiques ont trouvé le bouc émissaire facile : les blogueurs, responsables de tous les maux ! Or, les blogs n’ont pas l’audience des médias de masse : ce sont ces derniers qui ont amplifié la diffusion de plusieurs rumeurs du net. Si aujourd’hui les blogueurs sont pointés du doigt, c’est une preuve du poids que prend l’Internet. Voila pourquoi, la volonté de le contrôler va croissant.

PS : Les blogueurs grecs sont plus mobilisés que nous les Français, ils étaient pour trois jours à Bruxelles pour aborder avec des commisaires européens les questions liées à la liberté d’expression, la protection de la vie privée et des usagers d’Internet (source AFP).

Légende photo extrait du documentaire “Les yeux dans l’écran / les blogs vidéos” réalisée par Guillaume Albert (Ciné Cinéma) : Sacha filmant avec son téléphone, un meeting pendant la campagne présidentielle de 2007.

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